Laure de La RaudièreHier, c'est vous qui avez méprisé le Parlement. Votre discours de politique générale a sonné creux : des belles phrases, quelques envolées, des y'a qu'à-faut qu'on, mais aucune mesure concrète en faveur de l'emploi, de l'économie, des Français. Des incantations, comme si vous attendiez, monsieur le Premier ministre, un miracle.
Vous nous dites que vous allez développer l'apprentissage. Quel culot ! Ce sont vos mesures qui, depuis 2012, l'ont fait reculer !
Vous nous dites que vous allez redonner confiance aux acteurs du bâtiment et de l'immobilier. Quel culot encore ! C'est vous qui les avez assommés, avec les dispositions de la loi ALUR.
Bref, vous êtes resté flou dans votre discours de politique générale devant le Parlement, mais ce matin, vous vous êtes montré précis à la radio en annonçant la suppression de la première tranche d'impôt sur le revenu. Pourquoi un tel mépris de la représentation nationale et des Français, monsieur le Premier ministre ?
Les salariés de Gad comme tous les Français méritent votre respect, méritent le respect de tous les membres de votre Gouvernement.