Sylvain Berrios…parce qu'ils refusaient la mise en place d'une matinée d'école supplémentaire.
Or, le 25 septembre dernier, l'éducation nationale s'est affranchie de cette contrainte, seulement un mois après la rentrée, en décidant de fermer les écoles pour les enfants quatre matinées par an, afin de permettre la tenue d'une consultation des enseignants. Dans de nombreux rectorats, la date de la première matinée de fermeture des écoles a été arrêtée le lundi 13 octobre sans mise en place du service minimum d'accueil. Qui va donc organiser et payer l'accueil des enfants ?
Prenons l'exemple de ma commune, Saint-Maur-des-Fossés, où la plupart des parents font une heure de trajet matin et soir en RER pour se rendre à leur travail : croyez-vous qu'ils puissent poser une demi-journée un lundi matin pour garder leur enfant et arriver à 15 heures au travail, pour en repartir à 18 heures ? Mais dans quel monde vit ce gouvernement dit « normal » ?
Dans le Val-de-Marne, nous avons été un certain nombre de parlementaires à signer une lettre, restée sans réponse, demandant le report de cette demi-journée, contre laquelle, d'ailleurs, se sont prononcés l'ensemble des syndicats.
Les fédérations de parents d'élèves ont déposé une requête en référé pour annuler la décision de la rectrice.
Pourtant, dans un courrier adressé au président de l'Association des maires de France, vous avez indiqué être attentive aux problèmes rencontrés.
Aussi, madame la ministre, je vous demande de donner des instructions fermes aux recteurs, afin que cette journée de consultation du 13 octobre soit reportée un mercredi ou un samedi matin.