Michel PironLorsque l'on s'habitue, année après année, à ce que la voix mesurée des majorités soit de plus en plus couverte par celle, bruyante voire violente, de minorités, et à ce que l'on renonce à tout projet dépourvu de l'aval de tous ceux qui n'en veulent aucun, en est-on réduit à constater l'affaissement de l'État et l'impuissance des gouvernants ? Voilà qui serait inacceptable car le droit des minorités à s'exprimer ne saurait remplacer celui des majorités à décider ! À ces questions, monsieur le Premier ministre, et dans les circonstances actuelles, quelles réponses apportez-vous ?