Claude de GanayDepuis un mois, monsieur le Premier ministre, une quinzaine de centrales nucléaires françaises ont été, à de multiples reprises, survolées par des drones.
La représentation nationale est en droit de s'interroger sur l'origine et les motivations de ces survols. Alors que nos centrales nucléaires sont internationalement et unanimement reconnues comme des modèles de sûreté, votre lenteur et votre incapacité à identifier les auteurs de ces survols inquiètent fortement nos concitoyens.
Après avoir fait le choix de sacrifier l'industrie nucléaire, votre projet de loi de transition énergétique faisant passer sa part dans la production d'électricité de 75 % à 50 % d'ici 2025, vous cautionnez, par votre silence, une nouvelle atteinte à l'image de cette filière auprès de l'opinion publique !
Monsieur le Premier ministre, à qui profite le crime ? Je n'ose imaginer que ces incursions, intervenant après plusieurs campagnes médiatiques orchestrées par certaines ONG opposées au nucléaire, relèvent d'une stratégie bien définie, servie par des moyens techniques et financiers conséquents.
Le régime juridique applicable à ces sites ne permet pas aux pelotons spécialisés de protection de la gendarmerie, qui assurent une surveillance continue des centrales, de bénéficier de moyens d'intervention adaptés aux cas d'intrusion. Il devient urgent de régler cette question afin de couper court à une mascarade qui n'a que trop duré.
Monsieur le Premier ministre, rassurez les Français ! Prenez l'engagement de faire la lumière sur ces survols, d'en identifier les commanditaires et d'adapter la réponse pénale à ces actes « écolo-délictueux » !