Colette CapdevielleMonsieur le ministre de l'intérieur, je voudrais tout d'abord, au nom de la représentation nationale, féliciter nos forces de l'ordre qui, hier encore, à Paris, ont su montrer par leur courage les risques pris pour protéger les sauver les vies de nos concitoyens.
Les chiffres de la délinquance pour 2014 méritent d'être cités, tant ils sont éloquents. Les vols à main armée ont régressé de 14,8 %, avec une baisse record de 34,4 % à Marseille. Baisse également pour les cambriolages, les violences crapuleuses et les homicides. Volonté politique forte du ministère de l'intérieur , l'inflexion de la délinquance lourde est aussi le fruit du travail en partenariat mené par nos forces de police et de gendarmerie, spécialement dans les zones sensibles et de sécurité prioritaire.
Les violences sexuelles, malheureusement, ne suivent pas le cours de cette inflexion. Leur augmentation est à mettre en perspective avec les politiques publiques volontaristes portées et votées par notre majorité. La mise en œuvre de moyens conséquents en faveur de la prévention pour les victimes facilite pour elles la dénonciation de faits graves.
Monsieur le ministre, la délinquance, quelle qu'elle soit, a une incidence sur le moral de nos concitoyens. C'est pourquoi nous leur devons d'être honnêtes et précis sur les chiffres avancés autant que sur les politiques publiques menées.
Depuis 2012, l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales émettait des réserves sur ses propres chiffres. Pour remédier à ce problème, vous avez souhaité mettre en place le service statistique ministériel de sécurité intérieure, qui se trouve aujourd'hui très paradoxalement critiqué. Cette initiative est frappée de suspicion par les détracteurs de votre action, alors même que, si rien n'avait été fait, cela vous aurait été reproché.
Afin de lever les doutes qui pèsent injustement sur la probité de votre action en matière de sécurité intérieure , pourriez-vous redire à la représentation nationale en quoi ce nouveau service garantit la meilleure transparence en matière de critères, de comptage et de chiffres de la délinquance ?