Gérald DarmaninMonsieur le Premier ministre, vous êtes tétanisé par les prochaines élections départementales et régionales. Le parti socialiste, nous pouvons tous le constater, disparaît de la carte électorale.
Comme vous ne pouvez rien faire pour inverser la courbe du chômage, comme vous ne pouvez pas renforcer la sécurité des Français, comme vous avez renoncé à relancer l'économie, vous remettez sur la table la proportionnelle et le droit de vote des étrangers.
En bon disciple de François Mitterrand, vous allez jouer avec le Front national pour le faire entrer dans l'hémicycle.
Hier, la réponse que vous avez apportée à Bernard Accoyer était bien floue mais comme on dit dans le Nord, « quand c'est flou, c'est qu'il y a un loup ».
Aujourd'hui, le premier secrétaire du parti socialiste propose d'accorder le droit de vote aux étrangers : plutôt que de faire votre petite soupe sur votre petit feu, pourquoi touchez-vous encore les institutions de la Ve République ? Vous qui invoquez Clemenceau et la République, avez-vous mesuré le risque que vous faites courir à la France pour 2017 ?