Emmanuel Macron, ministre. Des mesures ont d'ores et déjà été votées pour restaurer ces marges. Le CICE, qui est perçu depuis cette année par les entreprises françaises et dont la montée en charge va se poursuivre, permet la restauration à court terme de ces marges. De plus, en vertu du Pacte de responsabilité et de solidarité, les cotisations patronales pour les salaires du niveau du SMIC seront réduites à zéro à partir du 1er janvier 2013. L'effet de ces mesures sera sensible pour les entrepreneurs, en particulier ceux du secteur du bâtiment, dès le mois de janvier prochain.
Des efforts de court terme sont donc faits pour parer à l'urgence, mais je dois vous avouer, monsieur le député, qu'on ne restaure pas les marges des entreprises du jour au lendemain, après dix années d'inaction …dix ans durant lesquelles on a laissé la compétitivité française et les comptes de nos entreprises se dégrader.
S'agissant donc de ce premier point, le travail continue mais il prendra du temps.
Quant aux difficultés que rencontre le secteur du bâtiment, monsieur le député, on ne peut pas tout mettre sur le compte des efforts d'économies, d'autant moins quand, comme votre majorité, on ne cesse de demander toujours plus d'économies. Il n'est ni sérieux ni cohérent de demander toujours plus d'économies tout en déplorant leurs dommages collatéraux. Les collectivités locales doivent, autant qu'elles le peuvent, faire porter les économies qui leur sont demandées sur leurs dépenses de fonctionnement. Il n'y a pas de fatalité sur ce point.
En outre, le Premier ministre lui-même s'est engagé à continuer à soutenir l'investissement local. Les 100 millions d'euros qui ont été mis sur la table pour les maires bâtisseurs sont une concrétisation de cet engagement.
Enfin, en ce qui concerne le logement, nous continuerons à aller plus loin.