Michel LesageMa question s'adresse à M. le ministre des affaires étrangères. Dans un an, du 30 novembre au 11 décembre 2015, la France accueillera la vingt-et-unième conférence sur le climat, dite COP 21. C'est donc avec une attention particulière que notre pays et son gouvernement ont suivi le déroulement de la COP 20 qui vient de s'achever à Lima, au Pérou. Lima n'a pas vraiment répondu à nos attentes.
En 2015, en tant que pays hôte, il nous revient de coordonner l'agenda et le contenu des discussions climatiques qui se tiendront au cours des prochains mois. Le Gouvernement met tout en œuvre pour faire avancer les négociations, apaiser les tensions concernant notamment le clivage Nord-Sud et essayer d'avancer sereinement en vue d'aboutir à un accord qui satisfasse tout le monde l'année prochaine.
« Notre maison brûle et nous regardons ailleurs. » Le regret visionnaire du président Chirac en 2002 est en train d'être dépassé ; la prise de conscience se concrétise de plus en plus. La France, comme dix autres pays européens – cela vient d'être rappelé à l'instant –, regrette la décision de la Commission européenne de ne pas inscrire à son agenda le paquet législatif « économie circulaire », présenté en juillet dernier – un texte ambitieux. Néanmoins, notre pays avance : après avoir voté la loi sur la transition énergétique, il examinera début 2015 la loi sur la biodiversité.
Chacun doit ajouter sa pierre à l'édifice. La France et l'Europe comptent y prendre toute leur part avec l'organisation de la COP 21 à Paris. Les autres États membres, le réseau diplomatique européen et les institutions européennes seront des alliés décisifs pour faire de Paris 2015 une réussite, au service de l'humanité.
Monsieur le ministre, notre pays veut être au rendez-vous de l'histoire. La lutte contre le réchauffement climatique est un combat universel, un combat de régulation. Pouvez-vous nous dire comment notre pays prépare ce grand rendez-vous international de 2015 ?