Annick Girardin, secrétaire d'État. Ce message, je l'ai porté à Dakar, autour de quatre priorités : tout d'abord, l'éducation. Vous parliez de 700 000 locuteurs francophones autour de 2050 : oui, à condition de relever le défi de l'éducation ! C'est ce que nous faisons avec l'école, notamment avec notre réseau des instituts français et des alliances françaises, mais aussi des établissements de l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger ; nous sommes présents dans 133 pays aujourd'hui.
Ensuite, le numérique : la francophonie moderne doit en effet mettre à profit toutes les opportunités du numérique. Nous avons lancé le programme « 100 000 professeurs pour l'Afrique » et allons, à l'initiative de Geneviève Fioraso, à qui je veux ici rendre hommage, élargir l'offre universitaire numérique.
Puis, le volet économique : mettre à profit tout le potentiel économique de ce grand marché de quatre-vingts pays que représente l'Organisation internationale de la francophonie ; renforcer la formation professionnelle : c'est ce que nous avons fait avec la plateforme iFOS – « Français sur objectifs spécifiques » –, que j'ai lancée en janvier dernier ; attirer des talents économiques en France par notre politique de visas.
Concernant la mobilité des jeunes à l'international, l'Office franco-québécois et l'OIF ont signé un accord en ce sens. Je veux que l'on soutienne davantage les jeunes afin qu'ils s'impliquent à l'international en francophonie.
Oui, la francophonie est une chance pour la France, une chance pour le monde ! Ayons confiance en notre langue, en cette langue qui est utile au monde, en cette langue qui est accueillante et ouverte.