Michel Sapin, ministre des finances et des comptes publics. Monsieur le député Guy Delcourt, merci d'avoir rappelé simplement des faits. Devant des faits, d'ailleurs, il n'y a pas de raison de s'insurger. Il n'y a pas de raison de pousser des hurlements. Les faits sont très simples : de 2012 à 2014, les déficits publics ont diminué. De 2007 à 2012, ils ont augmenté. Ce sont des faits ! Chacun peut en juger.
Avec la majorité précédente, les déficits ont augmenté. Avec cette majorité, les déficits diminuent et nous continuerons de les réduire.
Mais nous voulons agir en respectant deux éléments fondamentaux. D'abord, financer nos priorités : l'éducation, la sécurité, la question sociale. Ce sont nos priorités, nous nous donnons les moyens de les financer.
Ensuite, nous devons soutenir l'activité économique de notre pays. Nous ne diminuerons pas les déficits à l'avenir, si cette politique est contraire à ce supplément de croissance dont nous avons besoin. Nous le ferons donc dans des conditions respectueuses de cette croissance supplémentaire et, dès lors que nous aurons dépassé 1,5 % de croissance, nous pourrons créer les emplois dont nous avons absolument besoin. Réduire les déficits, ce n'est pas contradictoire avec la croissance : au contraire, tout dépend de la manière dont nous procédons.