Yves BleinMonsieur le ministre du travail, de l'emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social, le Premier ministre était hier à Lyon, pour saluer les startups de l'agglomération, labellisées dans le cadre du programme French Tech. Les chefs d'entreprise, et tous les acteurs de l'économie numérique en région Rhône-Alpes ont salué la qualité du soutien que le Gouvernement apporte, avec les collectivités, à leur créativité, à leur ingéniosité et à leur dynamisme.
À cette occasion, le Premier ministre s'est également exprimé sur la situation de Renault Trucks, qui a annoncé il y a quelques jours un nouveau plan social – le précédent n'est pas achevé –, exigeant la suppression de plus de 500 emplois. J'ai moi-même reçu il y a quelques jours, avec mes collègues Xavier Breton et Philippe Meunier, des délégués syndicaux de l'entreprise.
« On ne peut pas accepter le plan qui nous a été présenté », a déclaré le chef du Gouvernement à l'attention de la direction de Volvo, précisant que l'entreprise devait trouver d'autres solutions. Renault Trucks va bien : les carnets de commandes se remplissent ; ses résultats s'améliorent ; ses chiffres de vente, de bus comme de poids lourds, sont en forte croissance. La France représente 7 % de son chiffre d'affaires mondial.
Monsieur le ministre, Renault Trucks est l'un des fondateurs du pôle de compétitivité Lyon Urban Trucks & Bus, qui a généré plus de 150 projets de recherche et développement, et bénéficié de 120 millions d'euros de financements publics. Renault Trucks dispose d'équipes performantes et qualifiées.
On ne peut laisser se dérouler un plan social qui ne sert aucun projet ni aucun dessein industriel, et qui semble manifestement conçu pour répondre au seul appétit du fonds de pension qui a malheureusement succédé hier à Renault dans l'actionnariat du groupe. Pouvez-vous nous dire, monsieur le ministre, quelles initiatives vous comptez prendre pour stopper cette casse sociale inutile et incomprise ?