Catherine VautrinJe voudrais rappeler, à titre liminaire, à notre collègue vice-présidente que la campagne électorale que nous connaissons n'autorise pas tout, que l'on n'utilise pas les drames que connaît notre pays, les victimes, à des fins de démagogie électorale. Il est important de réaffirmer notre soutien à toutes les forces de sécurité dans leur diversité.
Monsieur le Premier ministre, les Français voient avec espoir et soulagement ce quinquennat s'achever. À l'heure du bilan, nous nous souvenons tous de la campagne présidentielle de 2012. Comment oublier l'anaphore du candidat Hollande, qui énumérait doctement ce qu'il renierait quelques semaines plus tard ?
Lui Président, s'est vu contesté publiquement par son Premier ministre, aujourd'hui candidat à sa succession.
Lui Président, a demandé à ce que la Cour de cassation soit placée sous l'autorité directe du Premier ministre et a gravement insulté juges et magistrats, sans s'excuser publiquement.
Lui Président, a troqué son exemplarité contre une vie privée étalée dans la presse et les librairies.
Lui Président, a reculé sur des réformes institutionnelles, incapable de tenir sa majorité à l'Assemblée nationale, et la perdant au Sénat.
Lui Président, a gonflé immodérément son gouvernement, inventant des ministères sans attribution.
Lui Président, a vu plusieurs ministres en difficulté avec la justice, dont un menacé de prison ferme.
Lui Président, a dévoyé le statut de l'élu local, créant des parlementaires hors-sol, toujours plus proches des partis, toujours plus loin des Français.
Lui Président, a piétiné les partenaires sociaux avec la loi travail, adoptée avec le 49.3.
Lui Président, a été inaudible lorsqu'on voulait l'entendre, et assourdissant quand la réserve s'imposait.
Mais lui Président, va réussir un pari : recaser ses amis de la France d'en haut,…