Romain ColasMerci, monsieur le président. Ma question s'adresse au secrétaire d'État chargé du budget. Monsieur le ministre, la loi de finances pour 2017 a prévu une baisse d'impôt sur le revenu d'un montant d'1 milliard d'euros. Cette baisse complète les 5 milliards d'euros de gain de pouvoir d'achat dont ont bénéficié les ménages aux revenus modestes et moyens depuis 2014. D'ores et déjà, les contribuables mensualisés concernés par les mesures nouvelles ont vu leurs prélèvements baisser. Il s'agit donc pour eux d'un gain immédiat de pouvoir d'achat. Il en sera de même, en février prochain, pour les contribuables s'acquittant de l'impôt par tiers. Le Gouvernement et la majorité font ainsi la démonstration qu'il est possible de réduire les prélèvements obligatoires tout en maîtrisant la dépense publique. Nous venons encore de le constater avec une baisse du déficit plus importante en 2016 que ne l'indiquaient les prévisions initiales, ce qui atteste à nouveau de la vacuité du sempiternel procès en insincérité budgétaire que nos collègues de l'opposition nous servent chaque année pour tenter vainement de faire oublier l'incurie de leur gestion passée.
Alors que la droite, emmenée par son champion, ambitionne de supprimer l'impôt de solidarité sur la fortune au bénéfice des plus aisés et de procéder à des déremboursements massifs des dépenses de santé au détriment de tous nos concitoyens, la gauche est parvenue à réduire de 17 milliards d'euros le déficit de l'État et à rétablir l'équilibre des comptes de la Sécurité sociale. Il est naturel qu'une part des bons résultats budgétaires liés à la fois aux politiques conduites et aux efforts consentis par les Français soit rendue à ces derniers, notamment à ceux qui en ont le plus besoin. C'est le sens des baisses successives de l'impôt sur le revenu. Pouvez-vous donc nous dire, monsieur le ministre, combien de ménages bénéficieront cette année de ces mesures de justice fiscale et sociale ?