Emmanuelle Cosse, ministre du logement et de l'habitat durable. Monsieur le député, puisque vous m'interrogez sur l'application de la loi ALUR, je veux tout d'abord vous remercier, vous et votre collègue, pour l'excellent rapport que vous avez présenté ce matin en commission.
Que constatons-nous ? Que le Gouvernement a voulu légiférer de manière conséquente en matière de logement et qu'il l'a fait au cours des cinq dernières années. Et il le fera jusqu'au bout avec le projet de loi relatif à l'égalité et à la citoyenneté dont nous attendons la promulgation dans les jours à venir.
La loi ALUR, vous l'avez dit, a permis notamment de rééquilibrer les relations entre professionnels de l'immobilier et locataires, de lutter contre les copropriétés dégradées, d'éradiquer l'habitat insalubre, de limiter la consommation foncière et l'étalement urbain et, vous l'avez dit, d'encadrer les loyers – à Paris aujourd'hui, à Lille dès le 1er février prochain.
Près de 90 % des décrets et des mesures de la loi ALUR sont aujourd'hui en vigueur et cinq décrets restent à publier. Nous sommes arrivés au bout du travail législatif.
Monsieur le député, puisque vous évoquez les chiffres du logement, nous aurons atteint en 2016 parmi les meilleurs chiffres des dix dernières années, et en Île-de-France les meilleurs chiffres depuis 1977 ! C'est la réalité de l'action du Gouvernement. Nous avons donc tenu nos engagements en matière de logements sociaux et de construction.
Oui, il est certain qu'entre une partie de l'hémicycle et l'autre partie, c'est un projet de société très différent que nous proposons en matière de logement. On ne construit pas un projet politique pour le logement sur la volonté d'abroger un texte, on le construit en répondant aux besoins des Français – logements abordables, logements en accession, logements en locatif social – et à ceux des territoires.
Cela montre notre détermination pour aller jusqu'au bout sur cette question et répondre aux besoins des citoyens qui souhaitent être logés correctement.