Michel PouzolMa question s'adresse à M. le ministre de l'intérieur. Le 8 octobre dernier, des individus armés de cocktails Molotov ont attaqué un véhicule de policiers à Viry-Châtillon, en Essonne. Deux agents ont été grièvement blessés dans ce qui s'apparente à une tentative d'assassinat. Permettez que mes premières pensées soient pour eux et leurs familles.
Le Gouvernement, à cette occasion, a une nouvelle fois pris ses responsabilités en faisant rapidement des annonces fortes, notamment sur la mise à disposition de blindage « anti-caillassage » pour les voitures de police en zone sensible ainsi que d'uniformes résistants au feu.
Sans minimiser en rien ce drame, je souhaite toutefois rappeler que nous n'avons pas l'indignation sélective. De même que nous ne tolérons pas les violences policières subies par le jeune Théo à Aulnay-sous-Bois – je partage totalement l'émotion de mon collègue Daniel Goldberg –, nous ne tolérons pas non plus les violences à l'encontre des policiers.
Il ne s'agit pas ici de renvoyer dos à dos ces deux événements tragiques, mais bien de dénoncer l'attitude choquante de certains politiciens, qui viennent aujourd'hui même dans des commissariats de l'Essonne pour instrumentaliser la colère liée à ces drames. Je veux rappeler que si nous sommes unis pour condamner ces actes barbares, nous ne laisserons pas Marine Le Pen s'en servir pour sa campagne présidentielle !
La France a besoin de sa police, d'une police exemplaire, mais aussi d'une police respectée : ces deux dernières années nous l'ont particulièrement démontré. Cela étant, le malaise entre policiers et population, notamment dans les quartiers populaires, ne cesse de s'accroître.
Monsieur le ministre, pouvez-vous nous informer sur l'avancée de l'enquête liée à cette tentative d'assassinat de Viry-Châtillon, ainsi que les mesures mises en œuvre pour répondre à ce malaise grandissant entre police et population ?