Gabriel Attal, Premier ministre . …qui travaille dur et dont le seul souhait est de pouvoir faire correctement son métier et d'être reconnue. C'est aussi parler d'une crainte, celle de la disparition de notre modèle, de la perte de la qualité, de l'absence de relève. C'est enfin comprendre une blessure, celle de femmes et d'hommes qui donnent tout pour notre terre et pour nos bêtes et qui sont sans cesse dénigrés, caricaturés, acculés.
Je le dis avec le plus grand calme, mais aussi avec la plus grande détermination : mesdames et messieurs les députés de la NUPES, parfois vos larmes pour nos agriculteurs ressemblent à des larmes de crocodile.
La réalité, c'est qu'à chaque fois que les agriculteurs et les éleveurs familiaux ont un projet d'extension de leur élevage, qui s'y oppose ? Vos amis, avec votre soutien ! À chaque fois qu'un projet est lancé pour une retenue d'eau, pour lutter contre la sécheresse, ou pour le développement d'une exploitation, ce sont vos amis qui s'y opposent. À chaque problème, vous répondez par une norme. À chaque difficulté, vous pointez généralement nos agriculteurs.
Quand certains discours présentent nos agriculteurs comme des bandits, comme des pollueurs de nos terres, comme des tortionnaires des animaux, nous aimerions entendre votre indignation et votre défense du monde agricole !
Parler avec nos agriculteurs, c'est parler avec des hommes et des femmes évidemment dans l'angoisse, mais aussi lucides sur l'importance de l'Union européenne, qu'il s'agisse des aides de la politique agricole commune ou de notre capacité d'exportation - le ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire l'a rappelé. Soyons clairs face à ceux qui butinent de colère en colère en faisant croire que l'on pourrait sortir de l'Union européenne.