Andrée Taurinya…10 000 enfants tués, 24 000 morts, des milliers sous les décombres, 60 000 blessés, des centaines de centres de soins bombardés, 70 000 maisons rasées, 1,9 million de personnes déplacées : voici le bilan de plus de cent jours de massacre de masse. La population affamée de Gaza survit au milieu de flaques d'eaux usées qui débordent des égouts détruits. La maladie s'abat sur ce petit bout de territoire martyr, tuant toujours plus. Pas de cessez-le-feu à l'horizon. Pour une paix juste et durable, le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes reste notre boussole. Qu'elle prenne la forme d'une solution à deux États, d'un État plurinational ou d'une autre solution viable, mutuellement acceptée, il faut sortir de ce statu quo plus mortifère que jamais.
Mais Netanyahou persiste : « C'est mon insistance qui a empêché pendant des années la création d'un État palestinien qui aurait constitué un danger existentiel pour Israël. » Vous avez qualifié d'inquiétante cette déclaration. La semaine dernière, vous discréditiez la volonté de l'Afrique du Sud de poursuivre Israël pour génocide devant la Cour internationale de justice. Aujourd'hui, vous semblez découvrir la duplicité de ses dirigeants, qui sabotent le processus de paix depuis des décennies.