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📜Proposition de loi visant à instaurer de nouveaux objectifs de programmation énergétique pour répondre concrètement à l'urgence climatique
Julie Laernoes
20 févr. 2024

🖋️Amendements examinés : 100%
21 Adoptés27 Rejetés
23 Irrecevables
26 Tombés
Liste des Amendements
Article 1
🖋️ • Adopté
Anna Pic
22 mars 2024

Après l’alinéa 1, insérer l’alinéa suivant :

« 1A° Au premier alinéa de l’article L. 100‑1 A les mots : « 1er juillet 2023 », sont remplacés par les mots : « 1er janvier 2025 » .

🖋️ • Adopté
Maud Bregeon
23 mars 2024

Rédiger ainsi l’alinéa 3 : 

« 8° Contribue au respect des objectifs nationaux de réduction des émissions de gaz à effet de serre, en cohérence avec l’effort mondial exigé par l’accord de Paris adopté le 12 décembre 2015 qui vise à contenir l’élévation de la température moyenne de la planète nettement en dessous de 2 ° C par rapport aux niveaux préindustriels et à poursuivre l’action menée pour limiter l’élévation des températures à 1,5 ° C »

Rédiger ainsi l’alinéa 3 : 

« 8° Contribue au respect des objectifs nationaux de réduction des émissions de gaz à effet de serre, en cohérence avec l’effort mondial exigé par l’accord de Paris adopté le 12 décembre 2015 qui vise à contenir l’élévation de la température moyenne de la planète nettement en dessous de 2 ° C par rapport aux niveaux préindustriels et à poursuivre l’action menée pour limiter l’élévation des températures à 1,5 ° C »

🖋️ • Adopté
Maud Bregeon
23 mars 2024

Rédiger ainsi l’alinéa 5 :

a)  À la première phrase du 1° , les mots : « De réduire les émissions de gaz à effet de serre de 40 % » sont remplacés par les mots : « De tendre vers une réduction des émissions de gaz à effet de serre de 50 % hors émissions et absorptions associées à l’usage des terres et à la foresterie »

🖋️ • Adopté
Luc Lamirault
23 mars 2024

Rédiger ainsi l’alinéa 5 :

a)  À la première phrase du 1° , les mots : « De réduire les émissions de gaz à effet de serre de 40 % » sont remplacés par les mots : « De tendre vers une réduction des émissions de gaz à effet de serre de 50 % hors émissions et absorptions associées à l’usage des terres et à la foresterie »

🖋️ • Adopté
Antoine Armand
23 mars 2024

Après le pourcentage :

« 20 % »

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 6 :

« en 2030 » sont remplacés par les mots : « , d’au moins 30 % en 2030 et de 40 % en 2040 » ». 

🖋️ • Adopté
Maud Bregeon
23 mars 2024

À l’alinéa 8, substituer aux mots :

« d’au moins 50 % » 

les mots : 

« d’environ 45 % ».

🖋️ • Adopté
Julie Laernoes
26 mars 2024

Rédiger ainsi le début de l’alinéa 9 :

« – est ajoutée une phrase (le reste sans changement) » »

🖋️ • Adopté
Maud Bregeon
23 mars 2024

Substituer aux alinéas 10 à 16 l’alinéa suivant : 

« d) Le 4° est ainsi rédigé : « De porter la part des énergies décarbonées à au moins 58 % de la consommation finale d’énergie en 2030. À cette date, au périmètre de la Métropole continentale, pour parvenir à cet objectif, la production d’électricité décarbonée doit atteindre au moins 560 TWh. ».

Substituer aux alinéas 10 à 15 l’alinéa suivant : 

« d) Le 4° est ainsi rédigé : « De porter la part des énergies décarbonées à au moins 58 % de la consommation finale d’énergie en 2030. À cette date, au périmètre de la Métropole continentale, pour parvenir à cet objectif, la production d’électricité décarbonée doit atteindre au moins 560 TWh. ».

🖋️ • Adopté
Anna Pic
22 mars 2024

Après l’alinéa 16, insérer les alinéas suivants :

« d bis) Après le 4° bis, il est inséré un 4 ter A ainsi rédigé :

« 4° ter A De développer la production d’électricité issue d’installations utilisant l’énergie cinétique des courants marins avec pour objectif d’atteindre une capacité installée de 1 gigawatt d’ici à 2030 et de 5 gigawatts d’ici à 2040. »

🖋️ • Adopté
Maud Bregeon
23 mars 2024

Après la seconde occurrence du mot :

« mots »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 17 :

« le volume total des capacités de production attribuées à l’issue de procédures de mise en concurrence à au moins 26 gigawatts d’ici à 2034 et de tendre vers une capacité d’au moins 18 gigawatts mise en service en 2035 ».

🖋️ • Adopté
Maud Bregeon
23 mars 2024

Après l’alinéa 17, insérer l’alinéa suivant :

« e bis) Le 5° est rétabli dans la rédaction suivante :« De maintenir en fonctionnement les installations de production d’électricité d’origine nucléaire sous réserve des dispositions relatives à la protection des intérêts mentionnés à l’article L. 593‑1 du code de l’environnement, et de construire de nouveaux réacteurs nucléaires, avec l’objectif qu’au moins 10 GWe de nouvelles capacités soient engagées d’ici 2026 »

🖋️ • Adopté
Maud Bregeon
23 mars 2024

Après l’alinéa 17, insérer les deux alinéas suivants :

« e ter) Après le 5° , il est inséré un 5° bis ainsi rédigé : 

« 5° bis D’assurer la disponibilité d’installations permettant le retraitement et la valorisation des combustibles usés, en veillant à favoriser la gestion durable des substances radioactives, la sécurité d’approvisionnement et la maîtrise des coûts »

🖋️ • Adopté
Antoine Armand
23 mars 2024

Substituer à l’alinéa 18 les trois alinéas suivants : 

« f) Le 7° est complété par deux alinéas ainsi rédigés : 

« En matière d’efficacité énergétique et de sobriété, atteindre, par le dispositif prévu à l’article L. 221‑1, des niveaux d’économies d’énergie compatibles avec les trajectoires minimales et maximales suivantes, exprimés en TWhc d’obligation d’économies d’énergie annuelle : 

Année2026 - 20302031 - 2035
Minimum12501250
Maximum25002500

 »

🖋️ • Adopté
Maud Bregeon
23 mars 2024

Après l’alinéa 18, insérer l’alinéa suivant : 

g) Le 8° est ainsi rédigé : « De parvenir à un mix de production d’électricité composé à 100 % d’énergies renouvelables dans les collectivités régies par l’article 73 de la Constitution à l’horizon 2030 et à l’autonomie énergétique en 2050. »

🖋️ • Adopté
Maud Bregeon
23 mars 2024

Après l’alinéa 18, insérer l’alinéa suivant : 

g) Le 11° est ainsi rédigé : « De développer une capacité de production d’hydrogène décarboné par électrolyse de 6,5 gigawatts en 2030 ».

🖋️ • Adopté
Antoine Armand
23 mars 2024

Après l’alinéa 18, insérer l’alinéa suivant : 

« 3°  Le I bis de l’article L. 100‑4 est ainsi rédigé :  « En matière d’électricité, la programmation énergétique conforte le choix durable du recours à l’énergie nucléaire en tant que scénario d’approvisionnement compétitif et décarboné. Pour la production électronucléaire, sous réserve des dispositions relatives à la protection des intérêts mentionnés à l’article L. 593‑1 du code de l’environnement, elle vise à maintenir une puissance installée d’au moins 63 GW. »

Supprimer cet article. 

🖋️ • Irrecevable
Anna Pic
22 mars 2024

Après l’alinéa 1, insérer l'alinéa suivant :

1°A Au 1° de l'article L. 100-1, les mots : « de la croissance verte qui se définit comme un mode de », sont remplacés par les mots : « qui contribuent à un ».

Après l'alinéa 1, insérer l'alinéa suivant: 

« 1A° Le 7° de l'article L. 100-1 est abrogé. »

🖋️ • Rejeté
Anna Pic
22 mars 2024

Substituer à l’alinéa 2, les quatre alinéas suivants :

« 1° L’article L. 100‑1 est ainsi modifié :

« a) le 5° est complété par les mots : « et le juste partage territorial de la valeur créée par les installations de production d’énergie »

« b) Le 6° est complété par les mots : « notamment en favorisant une tarification sociale et progressive selon le niveau de consommation des ménages et leur composition »

« c) Il est complété par un 8° ainsi rédigé :

🖋️ • Rejeté
Julie Laernoes
26 mars 2024

Rédiger ainsi l’alinéa 3 :

« 8° Contribue à une réduction des émissions de gaz à effet de serre compatible avec l’accord de Paris, adopté le 12 décembre 2015 afin de limiter l’élévation de la température mondiale à 1,5° C par rapport aux niveaux préindustriels, selon les orientations définies à l’article L. 100‑4 du présent code. »

Après l’alinéa 3, insérer l’alinéa suivant :

« 9° Défend, protège et développe les filières du nucléaire civil et de l’hydroélectricité ». 

🖋️ • Rejeté
Anna Pic
22 mars 2024

Après l’alinéa 3, insérer l’alinéa suivant :

« 9° Préserve la disponibilité de la ressource en eau pour la consommation et l’alimentation humaine au regard des conflits d’usage induits par les dispositions du présent titre et celles prises pour l’application de celles-ci. »

🖋️ • Irrecevable
Anna Pic
22 mars 2024
🖋️ • Irrecevable
Anna Pic
22 mars 2024
🖋️ • Irrecevable
Anna Pic
22 mars 2024

Substituer aux alinéas 5 à 18 les trois alinéas suivants :

a) Le 4° est ainsi rédigé : « De faire croître la part d’énergie décarbonée dans la consommation finale d’énergie en appuyant la production d’électricité sur les deux secteurs historiques que sont le nucléaire et l’hydraulique.

b) Le 4° bis est ainsirédigé : « Met en place un grand projet de relance du nucléaire destiné à maintenir puis à augmenter la puissance du parc nucléaire français. Pour l’application du présent 4° bis, un vaste plan prévoyant la construction d’au moins 10 réacteurs EPR à l’horizon 2040 est mis en place. En parallèle, la recherche et le développement sont soutenus par le Gouvernement, notamment les projets de petits réacteurs modulaires. Des solutions sont mises en place pour faire face aux pénuries de main-d’œuvre du secteur. »c) Les 4° ter, 4° quater et 8° sont supprimés. »

🖋️ • Rejeté
Anna Pic
22 mars 2024

Après l’alinéa 5, insérer l’alinéa suivant :

« a bis) À la deuxième phrase du même 1° , après la référence : « L. 222‑1 A du code de l’environnement », sont insérés les mots : « et de manière territorialisée ».

Après l’alinéa 5, insérer les deux alinéas suivants :

« a bis À la troisième phrase du même 1° , les mots : « , sur le territoire national, » sont supprimés ;

« a ter Après les mots : « est réalisée », la fin de la phrase dudit 1° est ainsi rédigée :« selon les modalités de calcul de l’empreinte carbone incluant celles applicables aux inventaires nationaux de gaz à effet de serre notifiés à la Commission européenne et dans le cadre de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, sans tenir compte des crédits internationaux de compensation carbone, auxquelles sont ajoutées les émissions issues des importations. » »

🖋️ • Rejeté
Julie Laernoes
26 mars 2024

Après l’alinéa 5, insérer les deux alinéas suivants :

« a bis) Le même 1° est complété par une phrase ainsi rédigée :

« La politique énergétique nationale a également pour objectif de réduire de 65 % à l’horizon 2050, par rapport à 2005, l’empreinte carbone de la France, calculée selon les modalités mentionnées au II de l’article L. 222‑1 B du code de l’environnement. »

Rédiger ainsi l’alinéa 6 : 

« b) Le 2° est abrogé. »

🖋️ • Rejeté
Antoine Armand
23 mars 2024

Rédiger ainsi l'alinéa 8 :

« – à la première phrase, le mot : « réduire » est remplacé par les mots : « tendre vers une réduction de » et les mots : « 40 % en 2030 » sont remplacés par les mots : « 45 % en 2030 et 60 % en 2035 ».

I. – Après l’alinéa 9, insérer l’alinéa suivant :

« d) Les 4° , 4° ter et 4° quater sont abrogés. »

II. – En conséquence, supprimer les alinéas 10 à 17.

Substituer aux alinéas 10 à 16, les deux alinéas suivants :

« d) Le 4° est ainsi rédigé :

« De porter la part des énergies bas-carbone à 50 % au moins de cette consommation en 2030 »

🖋️ • Rejeté
Antoine Armand
23 mars 2024

I. – Substituer aux alinéas 10 à 18 l'alinéa suivant : 

« d) Les 4° à 11° sont abrogés : 

II. – Compléter l’article par les dispositions suivantes : 

« 3° Le I bis de l’article L. 100‑4 est abrogé ; 

« 4° Après le même I bis, il est inséré un I ter ainsi rédigé : 

« I ter. – Afin d’atteindre les objectifs mentionnés au I dans le respect des orientations fixées à l’article L. 100‑1, la programmation énergétique porte les objectifs suivants par secteur et par vecteur énergétique, dont les conditions et modalités sont fixées dans la programmation mentionnée à l’article L. 141‑1 :

« 1° En matière d’efficacité énergétique et de sobriété, atteindre, par le dispositif prévu à l’article L. 221‑1, des niveaux d’économies d’énergie compatibles avec les trajectoires minimales et maximales suivantes, exprimés en TWhc d’obligation d’économies d’énergie annuelle :

Année2026-20302031-2035
Minimum12501250
Maximum25002500


« 2° En matière d’électricité, la programmation énergétique conforte le choix durable du recours à l’énergie nucléaire en tant que scénario d’approvisionnement compétitif et décarboné. Pour la production électronucléaire, sous réserve des dispositions relatives à la protection des intérêts mentionnés à l’article L. 593‑1 du code de l’environnement, elle vise à maintenir une puissance installée d’au moins 63 GW.

« 3° Pour les installations de production d’électricité pilotables hors nucléaire, maintenir leur puissance installée en visant une conversion progressive à des combustibles bas-carbone des installations pilotables thermiques, intervenant dès 2027 pour les installations à combustible charbon mentionnées au II de l’article L. 311‑5‑3 ;

« 4° En matière de production de chaleur et de froid, viser une part de 45 % de chaleur et de froid renouvelable dans la consommation de chaleur et de froid en 2030 et de 55 % en 2035 ;

« 5° Afin d’assurer de manière souveraine la sécurité d’approvisionnement conformément au critère mentionné à l’article L. 141‑7 et la réduction de la dépendance aux importations :

« a) Assurer un déploiement des énergies renouvelables permettant d’assurer conjointement aux moyens pilotables mentionnés aux 2° et 3° la couverture des besoins en électricité décarbonée ;

« b) En matière de flexibilité de la demande, favoriser le développement des flexibilités nécessaires pour assurer la sécurité d’approvisionnement et optimiser le fonctionnement du système électrique telles que la modulation de la consommation et de la production électrique et le stockage d’énergie pour le système électrique.

🖋️ • Rejeté
Lionel Tivoli
20 mars 2024

Après l’alinéa 16, insérer l’alinéa suivant :

« Le 4 bis est ainsi rédigé :« D’encourager la production d’énergie hydraulique à hauteur de 27,5 GW de la consommation finale brute d’énergie en 2030, en encourageant le développement de la petite hydroélectricité, en veillant à maintenir la souveraineté énergétique, tout en garantissant la sûreté des installations hydrauliques et d’y favoriser le stockage de l’électricité » . »

🖋️ • Rejeté
Maud Bregeon
23 mars 2024

Après l’alinéa 17, insérer les trois alinéas suivants : 

« e bis) Après le 4° quater, il est inséré un 4° quinquies ainsi rédigé :

« 4° quinquies De réduire l’intensité carbone de l’énergie utilisée dans le secteur des transports pour atteindre une réduction des émissions de gaz à effet de serre de 14,5 % en 2030 et 25 % en 2035. Les biocarburants et le biogaz avancés produits à partir des matières premières énumérées à l’annexe IX, partie A, la directive (UE) 2018/2001 et les carburants renouvelables d’origine non biologique devront représenter au moins 0,5 % de la consommation finale d’énergie dans le secteur des transports en 2025, 2,75 % en 2030 et au moins 4 % en 2035. »

Après l’alinéa 17, insérer l’alinéa suivant :

« Au 7° , les mots : “à l’horizon 2050” sont remplacés par les mots : “au plus tard en 2050” . »

🖋️ • Rejeté
Maxime Laisney
22 mars 2024

Après l’alinéa 17, insérer l’alinéa suivant :

« e bis) Au 7° , après les mots »à l’horizon 2050,« , insérer les mots suivants : »et au plus tard en 2035 pour les logements sociaux, ».

🖋️ • Irrecevable
Anna Pic
22 mars 2024
🖋️ • Rejeté
Maxime Laisney
22 mars 2024

Après l’alinéa 18, insérer l’alinéa suivant :

« g) Au 10° , les mots : »bas-carbone et« sont supprimés ».

Après l'article premier, insérer l'article suivant:
Après l'article premier, insérer l'article suivant:
Après l'article premier, insérer l'article suivant:
Après l'article premier, insérer l'article suivant:
Après l'article premier, insérer l'article suivant:
🖋️ • Irrecevable
Anna Pic
22 mars 2024
Après l'article premier, insérer l'article suivant:
🖋️ • Rejeté
Maxime Laisney
22 mars 2024
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Après le 11° de l’article L. 100‑2 du code de l’énergie, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« 12° Déployer une organisation centrale et déconcentrée de l’État dotée de moyens adaptés à l’atteinte effective des objectifs précités et à la mise en œuvre effective de la planification énergétique nationale. »

Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Dans un délai de trois mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport  portant sur la mise en œuvre d'une stratégie 100% énergies renouvelables.

🖋️ • Rejeté
Maxime Laisney
22 mars 2024
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Dans un délai de trois mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport portant sur la planification de l’exploitation de la ressource géothermale partout où c’est possible.

Après l'article premier, insérer l'article suivant:
🖋️ • Tombé
Julie Laernoes
26 mars 2024

Après la seconde occurrence du mot :

« mots : »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 5 :

« de 50 %, en excluant les émissions et absorptions associées à l’usage des terres et à la foresterie, entre 1990 et 2030, afin de réduire d’au moins 55 % les émissions nettes de gaz à effet de serre ».

À l’alinéa 5, substituer aux taux

« 55 % »

le taux :

« 65 % ».

À l’alinéa 5, après les mots :

« au moins 55 % »

insérer les mots 

« ou aboutissant à 244,8 mégatonnes équivalent CO2 ».

🖋️ • Tombé
Maxime Laisney
22 mars 2024

À l’alinéa 5, après le pourcentage : 

« 55 % », 

insérer les mots : 

« ou aboutissant à 190,4 Mt éq. CO2 »

🖋️ • Tombé
Maxime Laisney
22 mars 2024

Compléter l’alinéa 5 par les mots :

« , en excluant les émissions et absorptions associées au recours aux technologies de capture et de stockage du dioxyde de carbone ».

🖋️ • Tombé
Antoine Armand
23 mars 2024

L’alinéa 12 est ainsi rédigé : 

«  Les mots : « De porter la part des énergies renouvelables à 23 % de la consommation finale brute d’énergie en 2020 et à 33 % au moins de cette consommation en 2030 » sont remplacés par les mots : « De porter la part des énergies décarbonées à 56 % au moins de la consommation finale brute d’énergie en 2030 et 68 % au moins de cette consommation en 2035 ».

🖋️ • Tombé
Julie Laernoes
26 mars 2024

À l’alinéa 12, substituer au taux :

« 44 % »

le taux :

« 42,5 % ».

🖋️ • Tombé
Julie Laernoes
26 mars 2024

Supprimer l'alinéa 13.

🖋️ • Tombé
Nicolas Ray
20 mars 2024

À l’alinéa 14, substituer au taux :

« 45 % »

le taux :

« 52 % ».

🖋️ • Tombé
Pascale Boyer
23 mars 2024

À l’alinéa 14, substituer au taux :

« 45 % »

le taux :

« 52 % ».

🖋️ • Tombé
Antoine Armand
23 mars 2024

À l’alinéa 15, substituer au taux :

« 15 % » 

le taux : 

« 20 % ».

🖋️ • Tombé
Maxime Laisney
22 mars 2024

Après l’alinéa 15, insérer les deux alinéas suivants :

« Après la première phrase, insérer les mots suivants :

« La part des énergies renouvelables doit représenter 100 % de la production d’électricité en 2050. »

🖋️ • Tombé
Antoine Armand
23 mars 2024

Supprimer l'alinéa 16. 

🖋️ • Tombé
Maud Bregeon
23 mars 2024

Supprimer l'alinéa 16. 

🖋️ • Tombé
Maud Bregeon
23 mars 2024

Après l’alinéa 16, insérer l’alinéa suivant : 

« – à la fin, il est ajouté une phrase ainsi rédigée : « Pour atteindre cet objectif, la production d’électricité d’origine nucléaire atteint au moins 360 TWh en 2030. » ».

Après l’alinéa 16, insérer l’alinéa suivant : 

« – à la fin, il est ajouté une phrase ainsi rédigée : « Pour atteindre cet objectif, la production d’électricité d’origine nucléaire atteint au moins 360 TWh en 2030. » ».

🖋️ • Tombé
Maud Bregeon
23 mars 2024

Après l’alinéa 16, insérer l’alinéa suivant : 

« d bis) Le 4° est complété par un alinéa ainsi rédigé : 

« Pour atteindre cet objectif, la production d’électricité d’origine renouvelable atteint au moins 200 TWh en 2030, la consommation de chaleur renouvelable et de récupération au moins 297 TWh, la consommation de biocarburants au moins 48 TWh et l’injection de biogaz dans les réseaux de gaz au moins 44 TWh. » »

Après l’alinéa 16, insérer l’alinéa suivant : 

« d bis) Le 4° est complété par un alinéa ainsi rédigé : 

« Pour atteindre cet objectif, la production d’électricité d’origine renouvelable atteint au moins 200 TWh en 2030, la consommation de chaleur renouvelable et de récupération au moins 297 TWh, la consommation de biocarburants au moins 48 TWh et l’injection de biogaz dans les réseaux de gaz au moins 44 TWh. » »

🖋️ • Tombé
Antoine Armand
23 mars 2024

À l’alinéa 17, après les mots : 

« en 2035 »

insérer les mots : 

« et de 40 gigawatts en 2050 ». 

Après le mot : 

« rédigée », 

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 18 :

« Cette politique est incitative, elle ne doit, en aucun cas, avoir d’impact sur la hausse des loyers et sur la diminution du nombre de logement sur le parc locatif français. »

🖋️ • Tombé
Julie Laernoes
26 mars 2024

À l'alinéa 18, après le mot :

« sens »,

insérer les mots :

« du 17° bis ».

Après l’alinéa 18, insérer l’alinéa suivant :

« g) Au 8° , le mot : «renouvelables» est remplacé par le mot : «bas-carbone» . »

🖋️ • Tombé
Anna Pic
22 mars 2024

Après l’alinéa 18, insérer l’alinéa suivant :

« g) Le 11° est complété par les mots : « et en portant la capacité installée de stockage hydraulique des stations de transfert d’énergie par pompage de 5 gigawatts à 8 gigawatts d’ici à 2035. »


Article 2
🖋️ • Adopté
Maxime Laisney
22 mars 2024

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« Dans un délai de trois mois après la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur la possibilité d’appliquer aux salariés des entreprises sous-traitantes des exploitants des centrales à charbon dont la reconversion est programmée les mêmes mesures d’accompagnement sociales que celles prévues pour les salariés des exploitants, détaillées dans l’ordonnance n° 2020‑921 du 29 juillet 2020 portant diverses mesures d’accompagnement des salariés dans le cadre de la fermeture des centrales à charbon. Ce rapport dressera un état des lieux de la sous-traitance dans le secteur de la production d’électricité à partir de charbon et évaluera les conséquences de cet accompagnement social renforcé en termes d’emploi et de qualité de vie pour les salariés de la sous-traitance concernés. »

Supprimer cet article. 

À l’alinéa 2, substituer à l’année :

« 2027 »

l’année :

« 2040 ».

🖋️ • Rejeté
Matthias Tavel
22 mars 2024

Compléter l’alinéa 2 par les mots :

« Leur conversion en centrales d’énergie renouvelable garantit une capacité de production équivalente. »

Après l'article 2, insérer l'article suivant:
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

Article 3

Supprimer cet article. 

🖋️ • Adopté
Maud Bregeon
23 mars 2024

Supprimer l’article 3.

Après l'article 3, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport comparant l’impact carbone de la production d'un litre de pétrole extrait en France et l’impact carbone d’un litre de pétrole importé, transport compris.

Après l'article 3, insérer l'article suivant:

1° Rédiger ainsi l’alinéa 2 : 

« L’article L. 111‑9 est abrogé. »

2° En conséquence, supprimer les alinéas 3 à 6.

🖋️ • Tombé
Julie Laernoes
26 mars 2024

Supprimer les alinéas 7 et 8.

Compléter cet article par quatre alinéas suivants :

« La section 4 du Chapitre Ier du Titre Ier du Livre Ier de la partie législative du code minier est ainsi modifiée :

« I. – Après l’article L111‑13, il est inséré un article L111‑13‑1 ainsi rédigé :

« Article L111‑13‑1 – En application de la Charte de l’environnement de 2004 et du principe d’action préventive et de correction prévu à l’article L. 110‑1 du code de l’environnement, la recherche et l’exploitation des hydrocarbures liquides ou gazeux dénommés “gaz de houille” par des forages dirigés de la roche sont interdites sur le territoire national.

« II. – À l’article L111‑14, après les mots : « en application de l’article L111‑13 », sont insérés les mots : « et de l’article L111‑13‑1 ».

Exposé des motifs • ⏱️Lecture 8min.

Mesdames, Messieurs,

L’urgence climatique est là. Le changement climatique, dont le constat scientifique est étayé et documenté depuis des décennies, est à l’œuvre, et ses conséquences, bien tangibles, s’accentuent à un rythme inouï et affectent déjà le monde entier.

L’année 2023 a été de loin l’année la plus chaude jamais enregistrée, après l’année 2022, déjà étouffante ! Et le premier mois de cette nouvelle année 2024 détient d’ores et déjà un triste record : celui du mois de janvier le plus chaud jamais enregistré à l’échelle du monde, selon le dernier bulletin climatique du programme européen Copernicus rendu public le 8 février 2024.

Canicules, sécheresses, incendies, fortes pluies, inondations, glissements de terrain… Les phénomènes climatiques, qui frappent de plein fouet toutes nos sociétés, se multiplient à mesure que les émissions de gaz à effet de serre induites par les activités humaines s’additionnent année après année. Des phénomènes de plus en plus extrêmes, y compris en France et en Europe, qui ne feront que s’intensifier si nous n’agissons pas plus fortement pour limiter le réchauffement global, comme le rappellent de très nombreuses études scientifiques.

Afin de limiter le réchauffement global de la planète à 1,5° C par rapport à la période préindustrielle, seuil à partir duquel les effets du climat seront de plus en plus néfastes pour les populations et pour la planète entière selon le groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), il est impératif de réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre.

Face à cette impérative nécessité d’agir, sur laquelle alertent les rapports successifs des experts scientifiques du GIEC, les pays signataires de la Convention‑cadre des Nations unies sur le changement climatique (CCNUCC) se sont donnés pour objectif, lors de la Conférence des Parties de 2015 à Paris (COP21), de maintenir l’augmentation de la température mondiale « nettement en dessous » de 2° C d’ici à 2100 par rapport aux niveaux préindustriels et de poursuivre les efforts en vue de limiter cette augmentation à 1,5° C. Pour ce faire, l’Accord de Paris, adopté le 12 décembre 2015, prévoit ainsi de réduire les émissions mondiales de gaz à effet de serre de 45 % d’ici à 2030 par rapport à 2010, et d’atteindre l’objectif de zéro émission nette d’ici 2050, c’est‑à‑dire la neutralité carbone.

Or les engagements pris jusqu’ici par les États signataires sont loin d’être suffisants pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris. Selon le GIEC, sans changement de braquet, les politiques actuellement mises en œuvre laissent le monde sur la voie d’un réchauffement global entre 2,8° C et 3,2° C en 2100, soit un monde invivable dans de nombreuses régions. Un constat également partagé par l’Agence internationale de l’énergie (IEA) qui a récemment rappelé que les engagements pris jusqu’à aujourd’hui ne suffisaient pas, et qu’il fallait les renforcer au cours des prochaines années. Cette nécessité de réaliser l’essentiel des efforts dans les années à venir est également confirmée par le Conseil scientifique de l’Union européenne sur le changement climatique, qui indique que l’Union européenne doit réduire ses émissions de 90 % à 95 % d’ici à 2040, si elle veut atteindre son objectif de neutralité carbone en 2050. S’agissant de la France, les données du centre de recherche Climate Analytics révèlent que plus de 80 % des baisses d’émissions doivent être réalisées d’ici à 2035 pour atteindre la neutralité carbone au niveau national. Dans son cinquième rapport annuel publié en juin 2023, le Haut Conseil pour le Climat, organisme indépendant chargé d’évaluer l’action publique française en matière de climat, indique également que la baisse des émissions de gaz à effet de serre en France est encore insuffisante et que le rythme de baisse actuel doit « presque doubler » d’ici à 2030.

Ainsi, seule une réduction rapide, forte et soutenue des émissions de gaz à effet de serre au cours de la prochaine décennie limiterait le réchauffement proche de 1,5° C ou sous 2° C. Autrement dit, le climat, c’est le défi de la décennie ! Nous n’avons plus que quelques années pour opérer un changement réel de direction afin de gagner la bataille climatique ! Et l’enjeu de l’énergie constitue la pierre angulaire de cette indispensable transition qu’il nous faut rapidement opérer pour sortir de notre dépendance aux énergies fossiles, premières responsables des émissions de gaz à effet de serre. Cela suppose une action forte sur trois piliers complémentaires : réduire fortement les besoins et les consommations d’énergie, améliorer la performance et l’efficacité énergétique pour réduire la demande et déployer massivement les énergies renouvelables.

C’est en ce sens que l’Union européenne a récemment adopté le paquet législatif, connu sous le nom de « fit for 55 », établissant de nouvelles règles en matière d’énergie et fixant un nouvel objectif plus contraignant de 55 % de réduction des émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2030.

La France, en tant que pays organisateur de la COP21 qui a abouti à l’historique Accord de Paris, et en tant que pays influent, à la fois au sein de l’Union européenne et dans la diplomatie internationale, a un devoir d’exemplarité en matière d’action climatique. En effet, nous avons une responsabilité majeure pour accélérer la transition énergétique et agir contre le changement climatique.

C’est pourquoi, il est indispensable que notre pays se munisse de dispositions législatives relatives à la politique énergétique et climatique qui soient ambitieuses et qui formalisent nos engagements européens et internationaux, tels que ceux pris dans le cadre du paquet européen « Fit for 55 », ou ceux actés lors de la dernière COP à Dubaï comme le triplement des capacités d’énergies renouvelables d’ici six ans pour se libérer des énergies fossiles dans nos systèmes énergétiques.

Dans cette logique, en 2019, à l’occasion de la loi relative à l’énergie et au climat, notre Parlement décidait qu’avant le 1er juillet 2023, puis tous les cinq ans, une loi devait être présentée pour « déterminer les objectifs et fixer les priorités d’action de la politique énergétique nationale pour répondre à l’urgence écologique et climatique ».

Or, cette loi, censée déterminer de nouveaux objectifs énergétiques, et permettant de décliner par la suite les mesures opérationnelles pour les atteindre, notre pays n’en dispose toujours pas. Plusieurs fois annoncée, puis décalée, puis présentée, et maintenant finalement retirée… Après plus d’un an de zig‑zags gouvernementaux, cette loi, qui aurait dû légalement être examinée il y a plus de six mois, n’a toujours pas été déposée devant le Parlement. La question de la trajectoire climatique que la France devrait se fixer, et des objectifs énergétiques qui en découlent, n’a donc toujours pas été débattue ni tranchée dans la société, et notamment par la représentation nationale. Et ce malgré de nombreuses concertations et consultations publiques, la publication de divers scénarios prospectives permettant d’atteindre la neutralité carbone et de multiples travaux parlementaires extrêmement étayés ; malgré aussi l’installation du Secrétariat général à la planification écologique, chargé de coordonner l’élaboration des stratégies nationales en matière de climat en s’assurant du respect des engagements européens et internationaux de la France.

L’État français poursuit ainsi une trajectoire climatique sur la base d’objectifs énergétiques fixés en 2015. Or depuis 2015, la situation a dramatiquement changé et la fenêtre de tir pour répondre au changement climatique se referme de plus en plus vite. En septembre 2023, le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a lui‑même exhorté les pays les plus développés à passer à la vitesse supérieure et à avancer nos objectifs.

Quelle réponse de la France face à cette nouvelle donne ? Aujourd’hui, celle‑ci se fait toujours attendre… Une situation incompréhensible devant le défi majeur qui est devant nous et qui concerne la vie de tous les Français et des générations futures. Le climat, lui, n’attend pas que le gouvernement français finisse de tergiverser !

Si notre pays a pour ambition « d’être le premier grand pays du monde à sortir des énergies fossiles », alors il est impératif de rehausser nos objectifs et de graver dans le marbre législatif les engagements pris en matière de baisse des émissions de gaz à effet de serre, de réduction de la consommation d’énergie, de sortie des énergies fossiles et de développement massif des énergies renouvelables comme alternatives, ou encore de performance énergétique des bâtiments. Ce sont les seuls leviers pour sortir des énergies fossiles et inverser la courbe des émissions de gaz à effet de serre dans les plus brefs délais, tout en garantissant à court et moyen terme une sécurité d’approvisionnement énergétique.

Tel est l’objet de cette proposition de loi, qui vise à instaurer de nouveaux objectifs de programmation énergétique plus ambitieux et cohérents avec nos engagements internationaux, afin d’accélérer concrètement la lutte contre le changement climatique et garantir l’atteinte de la neutralité carbone d’ici à 2050.

L’article 1er vise à rehausser les objectifs de la politique énergétique nationale afin, notamment, de les rendre compatibles avec les objectifs introduits au niveau européen par la directive 2023/1791 du 13 septembre 2023 relative à l’efficacité énergétique, issue du paquet « fit for 55 », qui vise à réduire nos émissions nettes de gaz à effet de serre de 55 % d’ici 2030 par rapport à la référence 1990. Ainsi, il fixe l’objectif de réduire nos émissions de gaz à effet de serre, brutes comme nettes, d’au moins 55 % d’ici à 2030. Il vise également à accélérer le rythme de baisse de la consommation d’énergie finale et de sortie des énergies fossiles, en prévoyant de baisser de 30 % notre consommation énergétique finale et de 50 % notre consommation énergétique primaire issue des sources fossiles à l’horizon 2030. De plus, en cohérence avec la directive européenne n° 2023/2413 du 18 octobre 2023 relative à la promotion de l’énergie produite à partir de sources renouvelables, dite aussi « RED III », l’article rehausse nos objectifs en matière de développement des énergies renouvelables pour rattraper notre retard en la matière et accélérer la transition des énergies fossiles vers ces sources d’énergie à faible émission de carbone. Enfin, l’article définit une trajectoire annuelle de rénovation énergétique des logements pour permettre d’atteindre l’objectif d’un parc immobilier « zéro émission » en 2050.

L’article 2 prévoit, suite à des engagements maintes fois repoussés et face à un risque de nouveau report, de graver dans la loi la fin de la production d’électricité à partir de charbon en 2027.

L’article 3 supprime les exceptions prévues par la loi de 2017 mettant fin à la recherche ainsi qu’à l’exploitation des hydrocarbures, dite aussi loi « Hulot », pour cesser au plus vite les forages pétro‑gaziers sur notre territoire, conformément aux promesses gouvernementales.

L’article 4 prévoit les dispositions relatives à la compensation de la charge pour l’État.

Article 1

Le titre préliminaire du livre Ier du code de l’énergie est ainsi modifié :

1° L’article L. 100‑1 est complété par un 8° ainsi rédigé :

« 8° Garantit une réduction des émissions de gaz à effet de serre compatibles avec l’accord de Paris adopté le 12 décembre 2015 afin de limiter l’élévation de la température à 1,5° C par rapport aux niveaux préindustriels. » ;

2° Le I de l’article L. 100‑4 est ainsi modifié :

a) À la première phrase du 1°, les mots : « de 40 % » sont remplacés par les mots : « d’au moins 55 %, en excluant les émissions et absorptions associées à l’usage des terres et à la foresterie, entre 1990 et 2030, de réduire les émissions nettes de gaz à effet de serre de 55 % » ;

b) À la première phrase du 2°, les mots : « de 20 % » sont remplacés par les mots : « d’au moins 30 % » ;

c) Le 3° est ainsi modifié :

– à la première phrase, les mots : « de 40 % » sont remplacés par les mots : « d’au moins 50 % » ;

– après la première phrase, est insérée une phrase ainsi rédigée : « La trajectoire de réduction pour chaque énergie fossile est précisée par la programmation pluriannuelle de l’énergie mentionnée à l’article L. 141‑1. » ;

d) Le 4° est ainsi modifié :

– la première phrase est ainsi modifiée :

– le taux : « 33 % » est remplacé par le taux : « 44 % » ;

– le taux : « 40 % » est remplacé par le taux : « 45 % » ;

– le taux : « 38 % » est remplacé par le taux : « 45 % » ;

– le taux : « 10 % » est remplacé par le taux : « 15 % » ;

– à la fin de la seconde phrase les mots : « , et de gaz bas‑carbone, au sens de l’article L. 447‑1 » sont supprimés ;

e) À la fin du 4° ter, les mots : « progressivement le rythme d’attribution des capacités installées de production à l’issue de procédures de mise en concurrence à au moins 1 gigawatt par an d’ici à 2024 » sont remplacés par les mots : « le volume total d’attribution des capacités installées de production à l’issue de procédures de mise en concurrence à au moins 20 gigawatts d’ici à 2030, afin d’atteindre une capacité installée d’au moins 18 gigawatts mise en service en 2035 » ;

f) Le 7° est complété par une phrase ainsi rédigée : « À cette date, pour parvenir à cet objectif, le rythme annuel de rénovation thermique des logements doit atteindre 370 000 rénovations énergétiques performantes, au sens de l’article L. 111‑1 du code de la construction et de l’habitation, sur la période 2024‑2030, puis 900 000 sur la période 2030‑2050 ; ».

Article 2

I. – Après l’article L. 311‑5‑3 du code de l’énergie, il est inséré un article L. 311‑5‑3‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 311531. – À compter du 1er janvier 2027, l’exploitation d’une installation de production d’électricité à partir de charbon située sur le territoire de France hexagonale est interdite. ».

II. – L’ordonnance n° 2020‑921 du 29 juillet 2020 portant diverses mesures d’accompagnement des salariés dans le cadre de la fermeture des centrales à charbon est ainsi modifiée :

1° À l’article 1er, après la référence : « L. 311‑5‑3 », sont insérés les mots : « et de l’article L. 311‑5‑3‑1 » ;

2° À l’article 22, après la référence : « L. 311‑5‑3 », sont insérés les mots : « et de l’article L. 311‑5‑3‑1 » ;

3° À l’article 39, après la référence : « L. 311‑5‑3 », sont insérés les mots : « et de l’article L. 311‑5‑3‑1 ».

Article 3

Le code minier est ainsi modifié :

1° L’article L. 111‑9 est ainsi modifié :

a) Au 2°, le mot : « sauf » est remplacé par les mots : « y compris » ;

b) À la fin du 3°, les mots : « pour une durée dont l’échéance excède le 1er janvier 2040 » sont supprimés ;

c) Le dernier alinéa est ainsi rédigé :

« 4° Prolongation d’un permis exclusif de recherches portant sur ces mêmes substances, par dérogation à l’article L. 142‑1. ».

2° L’article L. 111‑12 est ainsi modifié :

a) À la fin de la première phrase les mots : « 2040, sauf lorsque le titulaire du permis exclusif de recherches démontre à l’autorité administrative que la limitation de la durée de la concession induite par cette échéance ne permet pas de couvrir ses coûts de recherche et d’exploitation, en vue d’atteindre l’équilibre économique, par l’exploitation du gisement découvert à l’intérieur du périmètre de ce permis pendant la validité de celui‑ci » sont remplacés par l’année : « 2027 » ;

b) La seconde phrase est supprimée ;

3° Au début de l’article L. 132‑6, les mots : « Sans préjudice de l’article L. 142‑2, » sont supprimés ;

4° L’article L. 142‑1 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Les prolongations mentionnées au premier alinéa ne s’appliquent pas aux permis exclusifs de recherches portant sur une ou des substances mentionnées au premier alinéa de l’article L. 111‑6. » ;

5° L’article L. 142‑2 est abrogé.

Article 4

La charge pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

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