Martine Pinville,
Secrétariat d'État, auprès du ministre de l'économie, de l'industrie et du numérique, chargé du commerce, de l'artisanat, de la consommation et de l'économie sociale et solidaire •
4 août 2015La résidence de tourisme est définie par l'article D. 321-1 du code du tourisme comme étant « un établissement commercial d'hébergement classé, faisant l'objet d'une exploitation permanente ou saisonnière. Elle est constituée d'un ou plusieurs bâtiments d'habitation individuels ou collectifs regroupant, en un ensemble homogène, des locaux d'habitation meublés et des locaux à usage collectif. Les locaux d'habitation meublés sont proposés à une clientèle touristique qui n'y élit pas domicile, pour une occupation à la journée, à la semaine ou au mois. Elle est dotée d'un minimum d'équipements et de services communs. Elle est gérée dans tous les cas par une seule personne physique ou morale. » Afin d'être classée, la résidence doit respecter deux prérequis : une capacité d'accueil minimale de 100 lits et un minimum de 70 % de locaux d'habitation meublés en application de l'article D. 321-2 du code du tourisme (B/ de l'annexe I de l'arrêté du 4 Juin 2010 fixant les normes et la procédure de classement des résidences de tourisme). L'article D. 321-2 du code du tourisme précise qu'elle peut être placée sous le statut de la copropriété s'il est notamment prévu une « obligation durable de location d'au moins 70 % des locaux d'habitation meublés qui ne saurait être inférieure à 9 ans », ; il exige également « une gestion assurée pour l'ensemble de la résidence de tourisme par une seule personne physique ou morale, liée par un contrat de louage ou de mandat aux copropriétaires ou associés des sociétés d'attribution ». Dès lors que 70 % des locaux d'habitation de la résidence sont confiés pour leur gestion à une seule et même personne physique ou morale, celle-ci est classable. Les 30 % de copropriétaires restants sont alors libres de choisir les modalités de leur gestion, soit directement par les copropriétaires soit déléguée à des administrateurs de biens. Ce classement, outre une meilleure commercialisation de la résidence, confère des avantages fiscaux aux propriétaires investisseurs, que sont d'une part, une réduction d'impôt au titre de l'article 199 sexvicies du code général des impôts, d'autre part, une déductibilité de TVA sur le prix d'acquisition du logement. Le taux de 70 % a été abaissé à 55 % à titre dérogatoire par le décret n° 2015-298 du 16 mars 2015 pour les résidences de tourisme exploitées depuis plus de neuf ans non classées ou dont le classement est arrivé à échéance.