Najat Vallaud-Belkacem,
Ministère de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche •
20 déc. 2016La problématique de la mobilité des enseignants du premier degré s'insère dans un contexte particulier. En effet, le recrutement des professeurs des écoles est académique. Après admission au concours, les lauréats sont affectés dans un département de l'académie puis généralement titularisés dans ce même département. Le recrutement par concours permet ainsi de remplacer les départs en retraite et de pourvoir les créations d'emplois par des recrutements locaux. Parallèlement, le mouvement interdépartemental complète ce recrutement par concours. Celui-ci a pour ambition de permettre à chaque académie de disposer des moyens suffisants pour couvrir ses besoins d'enseignement à la rentrée suivante et d'assurer, dans le respect des équilibres budgétaires, un enseignement de qualité. Si le recrutement assure l'apport principal de la ressource nécessaire aux académies, le mouvement interdépartemental doit toutefois garantir un volume de changements d'affectations permettant de répondre aux exigences des priorités légales de mutation inscrites dans l'article 60 de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984. Confrontée à des besoins croissants en personnels enseignants du premier degré, en raison d'une forte évolution démographique, l'académie de Versailles connaît un manque d'attractivité qui exerce, de fait, une forte contrainte, à la fois sur les recrutements et sur les opérations de mutation. Le ministère chargé de l'éducation nationale met en oeuvre des mesures favorisant l'attractivité de l'académie, notamment par le biais d'une politique volontariste de recrutement d'étudiants apprentis professeurs et le développement du master MEEF en alternance. C'est en améliorant l'attractivité de l'académie qu'un meilleur équilibre pourra être trouvé entre les besoins en enseignement et les aspirations d'enseignants à obtenir une mutation hors de l'académie. Par ailleurs, et afin d'améliorer les résultats du mouvement interdépartemental et de régler positivement les situations de rapprochement de conjoints les plus sensibles, une phase complémentaire, pilotée au niveau national, est mise en oeuvre depuis plusieurs années et a permis cette année encore d'autoriser des mutations supplémentaires en provenance des quatre départements de l'académie de Versailles.