Jean-Marc Ayrault, ministre. …pour l'accès à l'aide humanitaire. Ce n'est tout de même pas faire du sentimentalisme ou de droit-de-l'hommisme que de dire que des millions de personnes sont aujourd'hui sous les bombes et, faute d'autres solutions, n'ont que celle de fuir et de devenir des réfugiés.
Alors, oui, il faut être clairs et fermes. L'engagement est pris. Bien sûr qu'il faut discuter avec tout le monde, y compris avec la Turquie – ce que nous faisons, en bonne intelligence. Nous nous disons les choses, y compris à propos de ce qui s'est passé il y a quelques heures.
Mais nous voulons aussi aider ces pays – la Jordanie, le Liban, dont je rencontrerai dans quelques instants le ministre des affaires étrangères. C'est le sens de la conférence de Londres, qui prévoit 10 milliards d'euros d'aide, dont 3 milliards venant de l'Europe et dont une partie ira la Turquie, une partie au Liban et une partie à la Jordanie.
Si nous voulons trouver des solutions pour les réfugiés qui arrivent massivement, il faut se battre avec détermination pour arrêter les bombardements, apporter une aide humanitaire et engager un processus politique de négociation, qui doit reprendre à Genève le plus vite possible.