Jean-Michel Baylet, ministre de l'aménagement du territoire, de la ruralité et des collectivités territoriales. Une fois n'est pas coutume, monsieur le député, je vais vous remercier du ton polémique de votre question même si je suis par goût plutôt porté au consensus. En effet, vous me permettez ainsi de clarifier d'entrée de jeu un certain nombre de points quant aux responsabilités ministérielles qui ont été confiées tant à Estelle Grelier qu'à moi-même par le Président de la République et le Premier ministre.
Monsieur le député, dans l'action publique il y a le temps de la réflexion : est-il utile de voter telle loi ou non ? Est-elle bonne pour la France ? Il y a le temps de la concertation et du débat. Dans ce cadre-là effectivement, et dans le cadre des responsabilités et des mandats qui étaient les nôtres, Estelle Grelier et moi-même avons fait connaître nos positions : cela s'appelle tout simplement la démocratie et la diversité d'opinions. Vous n'en êtes pas avares, à droite, de diversités d'opinions, surtout par les temps qui courent où vous les enfichez tranquillement !
Et puis, monsieur le député, vient le temps de la décision et du vote de la loi par le Parlement. Une fois que la loi est votée, elle s'applique à tous sur le territoire de la République, elle engage tout le monde, a fortiori les membres du Gouvernement.
Alors, monsieur le député, si vous le souhaitez, nous pouvons dans ce sens travailler ensemble, comme nous l'avons fait ce matin excellemment avec l'ensemble des élus corses dans leur diversité, voire dans leur divergence, de manière sérieuse et utile, dans le souci d'assurer le meilleur avenir possible à ce magnifique territoire.
Si vous partagez cet état d'esprit républicain et démocratique, je vous engage à venir travailler avec nous sur l'avenir des collectivités dans l'intérêt des élus et de nos concitoyens.