Myriam El Khomri, ministre du travail, de l'emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social. Monsieur le député, je vous remercie tout d'abord pour votre message de soutien : sachez que la seule chose qui pourrait m'affecter, ce serait l'inertie pour notre pays !
Je souhaite vous répondre précisément sur le plan relatif à la formation. Annoncé par le Président de la République le 18 janvier dernier, il repose sur deux grands principes, deux axes majeurs. Tout d'abord, accélérer la création d'emplois : tel est le sens de l'aide « Embauche PME » qui a été mise en place il y a un peu moins d'un mois. Je tiens à dire à l'ensemble de l'Assemblée que près de 40 000 employeurs ont fait une demande d'aide : cette aide est donc suffisamment lisible, visible et trouve un écho particulièrement favorable, notamment dans les TPE. Il était essentiel de faire aujourd'hui ce point d'étape.
Deuxième angle : les 500 000 actions de formation supplémentaires. Je tiens à saluer la nomination de Clotilde Valter à mes côtés, dont ce sera l'une des missions essentielles. Cette semaine - je tenais à le rappeler ici car c'est passé un peu inaperçu -, nous avons officiellement lancé le plan « 500 000 formations supplémentaires ».
Lundi, nous étions avec l'ensemble des présidents de région et avec les partenaires sociaux. Nous avons trouvé des modalités de travail très concrètes avec les présidents de région dans le cadre de leurs compétences en matière de formation professionnelle. Les régions volontaires coordonneront donc le plan au niveau régional : c'est essentiel.
Qu'avons-nous fait depuis un mois et demi ? Nous avons recensé tous les besoins, secteur par secteur, bassin d'emploi par bassin d'emploi ; nous avons, à partir de là, mobilisé tous les engagements de la formation professionnelle. Sachez que ce plan est en route depuis le 1er mars – nous en ferons une évaluation particulièrement précise –, ce qui permettra de répondre au problème des peu ou pas qualifiés dans notre pays.