Dominique LefebvreMonsieur le secrétaire d'État chargé du budget, nous avons pris en 2012 un engagement simple et clair devant les Français : redresser la France dans la justice. Les chiffres publiés par l'INSEE vendredi dernier mettent une nouvelle fois en valeur le contraste flagrant entre la gestion calamiteuse des finances publiques par la précédente majorité et la politique de sérieux budgétaire menée par le Gouvernement et notre majorité parlementaire depuis 2012.
Le déficit de l'ensemble des administrations publiques s'élève à 3,5 points de PIB, soit 0,3 point de mieux que prévu. La dette publique se stabilise, alors qu'elle progressait de cinq points en moyenne par an entre 2007 et 2012. Le rythme d'évolution de la dépense publique a été divisé en moyenne par quatre par rapport au précédent quinquennat.
C'est là le résultat d'une gestion rigoureuse de nos dépenses publiques en 2015. Chaque dépense nouvelle – je pense notamment aux dépenses de sécurité et de défense – a été financée par des économies du même montant. C'est aussi le résultat des efforts demandés à nos concitoyens et à nos entreprises au début du quinquennat, efforts dont ils peuvent aujourd'hui mesurer les effets – sur le déficit public, certes, mais aussi par la baisse effective des prélèvements obligatoires résultant des allégements d'impôts et de charges pour les ménages et les entreprises décidés en 2014 et 2015.
Surtout, ces efforts ont favorisé le retour de la croissance, ainsi que le financement de nos priorités politiques et la préservation de notre modèle social. L'économie française crée de nouveau des emplois. Le pouvoir d'achat progresse depuis deux ans et la compétitivité de nos entreprises se restaure, avec des taux de marges qui leur permettent d'investir. La France tient donc ses engagements. Elle n'est plus le mauvais élève de l'Europe. Elle est plus forte, plus crédible et pèse donc dans le débat européen.
Nous devons tous nous en réjouir et garder à l'esprit que cette amélioration réelle de nos finances publiques doit être confortée, ne serait-ce que parce que notre dette publique reste supérieure à 2 000 milliards d'euros.
Monsieur le secrétaire d'État, ma question est donc simple : compte tenu de ces bons résultats pour 2015 , quelles sont, en matière de finances publiques, les perspectives que se fixe le Gouvernement pour les années 2016 et 2017 ?