Gwendal RouillardMa question, qui s'adresse à Mme Ségolène Neuville, secrétaire d'État chargée des personnes handicapées, porte sur la politique de la France en matière d'autisme.
Samedi dernier, 2 avril, nous avons partagé quelques moments avec les familles concernées dans le cadre de la Journée mondiale de sensibilisation à l'autisme. Je m'exprime en ma qualité de coprésident du groupe d'études sur l'autisme, fonction que j'ai le plaisir de partager avec le fondateur de ce groupe, Daniel Fasquelle. J'associe à ma question Annie Le Houerou, présidente du comité de suivi du plan « Autisme », ainsi que Philip Cordery, particulièrement impliqué sur cette question.
Pour nous et nos concitoyens, je me permets, madame la secrétaire d'État, de faire quelques rappels sur l'autisme. Celui-ci, en premier lieu, est défini comme un handicap cognitif lié à un trouble neurodéveloppemental – je rappelle cette définition car elle n'est pas évidente pour tout un chacun.
En deuxième lieu, je veux rappeler les chiffres : 600 000 personnes, en France, sont déclarées « autistes » ; une personne sur cent naît autiste dans notre pays ; et seulement 20 à 30 % des enfants autistes sont scolarisés, même si notre action permet des progrès.
Rappelons aussi l'enjeu : bâtir un nouveau modèle français, conforme aux recommandations de la Haute autorité de santé, en particulier celles de 2010 et de 2012. Nous faisons le choix d'une approche par les neurosciences et par l'éducation. La France, enfin, doit tourner le dos à l'approche psychanalytique, que je qualifierai d'imposture morale, intellectuelle, médicale et éthique.
Ces rappels étant faits, je vous remercie de nous préciser vos engagements, madame la secrétaire d'État, sur le plan « Autisme » et sur vos nouvelles initiatives, s'agissant notamment du contenu des enseignements dans les universités. Qu'allez-vous faire pour interdire enfin, en France, la pratique maltraitante du packing ?