Marisol Touraine, ministre des affaires sociales et de la santé. Monsieur le député, à l'évidence nous ne partageons pas la même conception de la solidarité et n'avons pas la même façon d'aborder la situation des jeunes dans notre pays. Monsieur le député, vous parlez d'assistanat, nous parlons de solidarité. Vous parlez de soutien à des personnes qui n'ont pas besoin d'être accompagnées, nous parlons d'inclusion et de citoyenneté. Et c'est à cela que nous sommes attachés.
S'agissant de la réforme du RSA, en 2008, la majorité que vous souteniez a volontairement et sciemment laissé de côté les jeunes, considérant que des jeunes de moins de vingt-cinq ans qui travaillent ne pouvaient pas avoir droit au RSA-activité. Nous, nous avons instauré la prime d'activité en remplacement du RSA-activité et ce sont d'ores et déjà 400 000 jeunes qui en bénéficient, et cela est juste !
Cela est juste, monsieur le député, parce qu'un jeune qui travaille doit pouvoir bénéficier des mêmes soutiens et des mêmes allocations qu'un moins jeune qui travaille. C'est le choix que nous faisons. Les jeunes qui sont en difficulté doivent être soutenus et c'est pourquoi Myriam El Khomri met en place la garantie jeunes, dispositif qui permettra de soutenir les jeunes sortis du système scolaire sans formation ni qualification.
Pour le reste, monsieur le député, le Premier ministre a annoncé une réforme globale des minima sociaux. C'est dans le cadre de cette réforme que la question des jeunes sera posée, mais aujourd'hui nous leur répondons en leur proposant la prime d'activité et la garantie jeunes. Voilà la politique de solidarité et d'accompagnement de ce gouvernement.