Bernard Cazeneuve, ministre de l'intérieur. Monsieur le député, je pense que l'excès de nuance vous guette. Je voudrais reprendre, un à un, chacun de vos propos.
J'ai rencontré ces policiers, notamment celui, extrêmement courageux, qui se trouvait dans la voiture et qui, par ses gestes, a fait montre d'une maîtrise qui fait honneur à la police. Vous auriez pu souligner à quel point il donne une belle image de la police de France là où, par votre question, vous avez donné une bien vilaine image de ce qu'est la politique lorsqu'elle dérape.
Lorsque je me rends – ce que je fais systématiquement – aux côtés des policiers de France qui ont été frappés, ils me disent qu'ils sont désolés d'entendre un certain nombre d'acteurs de l'opposition expliquer, avec outrance, que l'autorité de l'État est remise en cause alors qu'ils ont perdu 13 000 emplois, que leurs crédits ont été diminués de 17 % , que les brigades anticriminalité et les pelotons de surveillance et d'intervention de la gendarmerie – PSIG – ont été désarmés faute d'avoir été rééquipés pendant des années.