Alain ChrétienMadame la ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche, il y a six mois, vous êtes venue à Vesoul en grande pompe avec vos collègues du Gouvernement, le Premier ministre et le Président de la République pour nous parler de ruralité.
Six mois plus tard, le conseil départemental socialiste fermait quatre collèges ruraux , en particulier le collège Gérôme, juste devant la Préfecture, et le collège de Champlitte qui fermera dès septembre prochain. Voilà un bel exemple d'escroquerie politique de la part de ce gouvernement ! De belles phrases dans les colloques et les conférences, mais une réalité bien différente sur le terrain !
Partout en France, des collèges ruraux ferment et vous ne dites rien. Est-ce par complaisance ou par complicité, surtout lorsqu'il s'agit d'élus locaux socialistes ? Aux demandes des élus locaux, vous n'avez même pas daigné répondre.
Madame la ministre, un peu de cohérence. Si l'on défend la ruralité, on demande aux élus locaux, y compris et surtout socialistes, de maintenir les collèges en milieu rural. Êtes-vous prête à vous battre aux côtés des parents d'élèves, des enseignants qui souhaitent le maintien de leurs collèges ruraux ? À Champlitte comme ailleurs, êtes-vous prête à vous opposer à la fermeture des collèges ruraux ?