Guy Teissier…mais plutôt de mettre les faits en perspective avec les scènes d'ultra-violence et d'exactions que nous connaissons ces derniers temps.
En dépit de l'état d'urgence, notre pays n'a jamais connu autant de manifestations, voire de révoltes. Le mouvement Nuit debout occupe toujours la place de la République ; des grèves et des occupations en tout genre ont lieu malgré les catastrophes naturelles ; un syndicat ose placarder des affiches injurieuses à l'encontre des policiers, alors même que plus de 400 d'entre eux ont été blessés.
Bien sûr la répression n'est pas la seule réponse à tous ces maux mais ne faut-il pas, sur ce sujet, sortir de l'idéologie rousseauiste et post-soixante-huitarde , dont Mme Taubira a sans doute été la dernière thuriféraire ?
Aujourd'hui, l'action de la police et de la justice n'est plus adaptée aux situations de guérilla urbaine que nous connaissons, tant nos forces de l'ordre sont désarmées – au sens propre comme au sens figuré.
Nous devons repenser radicalement les techniques du maintien de l'ordre face à toutes les violences et au hooliganisme, comme d'autres pays d'Europe l'ont déjà fait avant nous. Nous devons réévaluer sans tarder les moyens financiers et matériels de la police, de la gendarmerie et de la justice. L'autorité de l'État en dépend.
Monsieur le ministre, a-t-on pris toute la mesure de la gravité de la situation ? La majorité silencieuse de notre pays demande des comptes et tient à être rassurée. En conséquence, dans ce contexte inédit, je vous demande, monsieur le ministre, de m'indiquer les dispositions que vous envisagez de prendre pour restaurer la confiance de nos forces de police et de gendarmerie ?