Sandrine DoucetMonsieur le secrétaire d'État chargé des affaires européennes, la jeunesse est une chance immense pour notre continent. C'est elle qui incarne l'avenir de l'Europe et c'est par elle, notamment, que doit passer la relance du projet européen. Elle est en effet pleine de force, d'audace et d'espérances.
Chaque fois que l'Europe est en recherche d'identité, c'est à la jeunesse qu'elle s'adresse, comme cela a été le cas dans les années 80 et 90 avec les programmes de mobilité. La jeunesse croit en l'Europe, mais peut-être pas toujours en l'Europe qu'on lui propose. Il faut donc aller au-delà des mots et développer des actions concrètes et utiles.
Par exemple, la France est le premier pays à avoir initié, avec le dispositif de garantie jeunes, un programme en faveur des jeunes les plus touchés par le chômage et la précarité.
Le programme Erasmus, dont l'agence française est située dans ma circonscription, à Bordeaux, est une réussite incontestable : entre 2014 et 2020, 4 millions de jeunes européens vont en bénéficier.
La mobilité est une opportunité majeure, comme je l'ai rappelé dans le rapport pour observations que j'ai rendu sur le projet de loi Égalité et citoyenneté. Le service civique doit avoir une dimension européenne plus forte, et le service volontaire européen être encouragé.
Monsieur le secrétaire d'État, vous avez récemment présenté en conseil des ministres plusieurs initiatives européennes en faveur des jeunes. Elles s'articulent autour de trois axes : renforcer la dimension professionnelle d'Erasmus + tout en conservant l'essence du dispositif, c'est-à-dire la construction d'une citoyenneté européenne à travers des partenariats éducatifs ; encourager la dimension européenne du service civique ; enfin, créer une carte étudiante européenne.
Le Gouvernement fait preuve de volontarisme pour notre jeunesse, grande priorité de ce quinquennat. Ces mesures récemment annoncées s'inscrivent dans une politique globale suivie depuis 2012.
Ce volet européen est le bienvenu : pouvez-vous donc, monsieur le secrétaire d'État, détailler le contenu ainsi que les modalités de mise en œuvre de ces initiatives ?