Damien MeslotMonsieur le président, ma question, à laquelle s'associent mes collègues Frédéric Reiss et Michel Zumkeller, s'adresse à M. le Premier ministre.
Monsieur le Premier ministre, le 8 septembre dernier, la direction d'Alstom Transport a annoncé la fermeture de son site de production de Belfort. Cette annonce a eu l'effet d'un coup de massue. En effet, ce sont plus de 400 emplois directs et 900 emplois indirects qui sont menacés.
Belfort est depuis 137 ans le berceau historique de production d'Alstom Transport. C'est à Belfort que les premières motrices TGV ont vu le jour, et à Belfort que se trouve l'essentiel du savoir-faire français en matière de construction ferroviaire.
Alstom Transport a un carnet de commandes de 30 milliards d'euros et réalise plus de 3 milliards d'euros de bénéfices. Le site de Belfort, quant à lui, dispose d'un carnet de commandes suffisant jusqu'en 2018 et doit produire le TGV du futur à partir de 2021. Il y a donc un trou de production de trois ans à combler.
En mai 2015, Emmanuel Macron était venu à Belfort nous assurer de la pérennité du site et, dix-huit mois plus tard, on nous annonce sa fermeture.
L'État détient 20 % du capital d'Alstom Transport et est en mesure d'intervenir sur un bon nombre de marchés. Vous vous êtes engagé, avec le Président de la République, à sauver le site de Belfort. Nous prenons acte de vos déclarations, mais nous voulons maintenant des décisions concrètes, et non plus seulement des belles paroles. C'est pourquoi je vous demande de tenir votre engagement et, à l'instar de Nicolas Sarkozy en 2004 , de sauvegarder le site de Belfort et les 1 300 emplois concernés. Quelles actions entendez-vous prendre en ce sens ? Les familles belfortaines attendent votre réponse !