Alain ChrétienMa question, à laquelle j'associe Mme Laure de La Raudière, députée d'Eure-et-Loir, s'adresse à M. Stéphane Le Foll, ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement.
Monsieur le ministre, vous avez ce matin présenté votre plan d'urgence pour l'agriculture française. Si elles constitueront peut-être un ballon d'oxygène pour la profession, ces mesures ne résolvent en rien les difficultés structurelles auxquelles les exploitants sont confrontés.
Comme pour Alstom, en quatre ans, vous avez couru après les problèmes et les crises alors qu'il fallait les anticiper et anticiper un nouveau modèle agricole : volatilité des cours, compétitivité en berne, contractualisation des filières et complexité administrative sans cesse croissante.
Par exemple, monsieur le ministre, l'arrêté que vous vous apprêtez à prendre sur l'extension des zones non-traitées fera perdre près de 4 millions d'hectares cultivables à notre pays. C'est inadmissible ! Non, monsieur le ministre, les agriculteurs ne sont pas des empoisonneurs ; ils veulent juste vivre de leur travail. Ce n'est pas avec une mesure aussi dogmatique et uniforme que vous redonnerez confiance à la profession.
Monsieur le ministre, ma question est simple : comptez-vous revenir sur cet arrêté funeste pour la profession agricole ?