Chantal GuittetMonsieur le secrétaire d'État chargé des transports, de la mer et de la pêche, le Comité interministériel de la mer s'est tenu il y a quelques jours. La France, grande puissance maritime, doit faire face à des défis toujours plus nombreux pour exercer sa souveraineté, assurer la surveillance de ses espaces et contrôler les activités qui s'y déroulent.
La sûreté et la sécurité maritimes reposent notamment sur l'organisation du sauvetage en mer. Il est assuré en grande partie en France, ce qui est exceptionnel, par une association de bénévoles, la Société nationale de sauvetage en mer – SNSM. Ce sont 7 000 bénévoles, dont 5 700 sauveteurs, répartis sur tout le littoral marin et ultramarin, qui participent aux sauvetages au large et à la surveillance des plages.
À la demande de la marine, par le biais des centres régionaux opérationnels de surveillance et de sauvetage – CROSS –, ils portent assistance jour et nuit à toute personne en situation de naufrage, réel ou potentiel. Ils assurent ainsi près des deux tiers des interventions de secours en mer. Je profite de cette occasion pour leur rendre hommage et les remercier de tout ce qu'ils font au quotidien pour garantir notre sécurité.
Le financement de la SNSM reste difficile. Il est assuré par les nombreuses manifestations que les sauveteurs organisent pour récolter des dons, par les collectivités territoriales et par l'État. Conscient de l'importance de la SNSM pour le sauvetage en mer, le Premier ministre m'a confié une mission pour trouver des solutions susceptibles de pérenniser ce beau modèle fondé sur le bénévolat et le principe de la solidarité des gens de mer.
J'ai proposé, dans mon rapport, le rehaussement de la contribution de l'État à hauteur de 25 % du budget annuel de la SNSM, pour la porter à 7,5 millions d'euros. Compte tenu de la responsabilité de l'État en matière de sauvetage en mer, un tel niveau de contribution me paraît acceptable. Pourriez-vous me dire, monsieur le secrétaire d'État, si cette proposition a été retenue et m'indiquer le montant des ressources que l'État compte affecter à la SNSM ?