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🧭Gouvernement Valls 2


















💬gouvernement
30 nov. 2016
Christian Jacob
ÉtatPremier ministrePrésident de la Républiquerelation et concurrence
le président

La parole est à M. Christian Jacob, pour le groupe Les Républicains.
Christian Jacob

Monsieur le Premier ministre, depuis le premier jour de cette législature, notre groupe parlementaire n'a cessé de combattre la politique de François Hollande et de ses gouvernements.

Vous avez conduit la France dans une impasse. Votre bilan est calamiteux. Comme l'immense majorité des Français, nous pensons que cette longue parenthèse socialiste n'a que trop duré.

Dimanche dernier, des millions de Français qui aspirent à l'alternance ont fait un choix clair, net et puissant : ils ont donné à François Fillon une légitimité incontestable , une légitimité incontestable pour porter nos couleurs, nos valeurs et un vrai projet de rupture pour la France.

Monsieur le Premier ministre, les Français attendent cette rupture car ils ne supportent plus le spectacle affligeant que vous-même et le Président de la République donnez, à la tête de l'exécutif.

Nous ne voulons pas que le gouvernement de la France continue d'être la risée du monde entier pendant les six mois qui nous séparent de l'élection présidentielle. Personne n'imagine en effet qu'un Premier ministre nommé par le Président de la République ne lui soit pas loyal jusqu'aux dernières minutes de son quinquennat.
MM. Yves Albarello, Jean-Pierre Door et Georges Ginesta
Très bien !
Christian Jacob

Dans ces conditions, et compte tenu de vos déclarations sidérantes du week-end, allez-vous déclarer votre candidature à l'élection présidentielle, en ayant, une fois n'est pas coutume, le courage d'assumer clairement vos ambitions ? Le courage, monsieur le Premier ministre, ce n'est pas le verbe mais le courage de faire. Et, si vous prenez cette décision, vous engagez-vous, dans l'intérêt supérieur de nos institutions, à démissionner immédiatement ?
le président

La parole est à M. le Premier ministre. Ne soyez pas impatients ! Écoutez la réponse !
Manuel Valls,
Premier ministre.
Monsieur le député, il y a trois semaines à peine, auriez-vous un instant imaginé que vous appelleriez à voter François Fillon, contre Alain Juppé, au deuxième tour de la primaire ?
Jérôme Chartier

La réponse est oui !
Manuel Valls,
Premier ministre.
Auriez-vous imaginé un seul instant ce scénario ? Voilà qui devrait vous amener à nuancer sinon vos questions, du moins vos pronostics…
Christian Jacob

Ce n'est pas mal non plus de répondre aux questions ! Ce n'est pas idiot !
Manuel Valls,
Premier ministre.
Dans votre question, je relève en tout cas un mot qui ne va pas : il n'y a pas eu de « parenthèse » socialiste - l'un de vos collègues a déjà émis la même idée en parlant d'« effraction » - mais un vote souverain des Français, qui, en 2012, ont élu le Président de la République.

Respecter la démocratie, c'est cela, et c'est surtout ne pas confondre – vous le savez parfaitement – une primaire avec l'élection présidentielle. Celle-ci aura lieu dans six mois. Laissez d'abord, laissons d'abord les Français choisir ! Vous le savez, ceux qui font des pronostics dans ce domaine peuvent se tromper…

Au-delà de votre zèle de nouveau converti, qui a tant de péchés à se faire pardonner , je vous réponds parce que je suis là, comme je l'ai toujours été depuis que je suis Premier ministre, et parce qu'il n'y a pas de crise institutionnelle.
Christian Jacob

Le Journal du dimanche a dû se tromper !
Manuel Valls,
Premier ministre.
Je suis là, d'une part, pour défendre, assumer l'action gouvernementale qui est la nôtre, et désormais, d'autre part, pour critiquer et combattre, en les regardant de très près – c'est normal, c'est le jeu de la démocratie, après une primaire réussie, je tiens à le souligner –, les arguments utilisés entre les deux tours et le projet que François Fillon dit vouloir pleinement appliquer.

Je pense à la suppression de 500 000 fonctionnaires, qui, selon Alain Juppé, n'est ni possible ni crédible.
Christian Jacob

Êtes-vous candidat ?
Manuel Valls,
Premier ministre.
Je pense à la privatisation de la Sécurité sociale.
Guy Teissier

Le programme, nous le connaissons ! Répondez à la question !
Manuel Valls,
Premier ministre.
Je pense au déremboursement des médicaments. Autant de mesures qui concerneront les plus modestes de notre société.
le président

S'il vous plaît, mes chers collègues, écoutez la réponse !
Manuel Valls,
Premier ministre.
Il n'y a pas de crise institutionnelle parce que, de toute façon, ma conception des institutions, c'est l'engagement et la loyauté.

Il n'y a pas de crise institutionnelle, monsieur Jacob, parce que je suis là pour critiquer le projet de François Fillon,…
Un député du groupe Les Républicains
Et la réponse ?
Manuel Valls,
Premier ministre.
…parce que je suis là aussi, avec tous les membres de la majorité, pour défendre un projet pour la France.
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