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🧭Gouvernement Valls 2
Manuel Valls
, Premier ministre
Laurent Fabius
, Ministère des affaires étrangères et du développement international
Marisol Touraine
, Ministère des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes
Stéphane Le Foll
, Ministère de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt
Fleur Pellerin
, Ministère de la culture et de la communication
Marylise Lebranchu
, Ministère de la décentralisation et de la fonction publique
Jean-Yves Le Drian
, Ministère de la défense
Ségolène Royal
, Ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie
Emmanuel Macron
, Ministère de l'économie, de l'industrie et du numérique
Najat Vallaud-Belkacem
, Ministère de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche
Michel Sapin
, Ministère des finances et des comptes publics
Bernard Cazeneuve
, Ministère de l'intérieur
Christiane Taubira
, Ministère de la justice
Sylvia Pinel
, Ministère du logement, de l'égalité des territoires et de la ruralité
George Pau-Langevin
, Ministère des outre-mer
François Rebsamen
, Ministère du travail, de l'emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social
Patrick Kanner
, Ministère de la ville, de la jeunesse et des sports

Myriam El Khomri
, Ministère du travail, de l'emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social
Patrick Kanner
, Ministère de la ville, de la jeunesse et des sports
Jean-Jacques Urvoas
, Ministère de la justice
Jean-Marc Ayrault
, Ministère des affaires étrangères et du développement international
Ségolène Royal
, Ministère de l’environnement, de l’énergie et de la mer, chargé des relations internationales sur le climat
Marisol Touraine
, Ministère des affaires sociales et de la santé
Jean-Michel Baylet
, Ministère de l’aménagement du territoire, de la ruralité et des collectivités territoriales
Emmanuelle Cosse
, Ministère du logement et de l’habitat durable
Audrey Azoulay
, Ministère de la culture et de la communication
Laurence Rossignol
, Ministère de la famille, de l’enfance et des droits des femmes
Annick Girardin
, Ministère de la fonction publique
Laurence Rossignol
, Ministère des familles, de l'enfance et des droits des femmes
Michel Sapin
, Ministère de l'économie et des finances
Ericka Bareigts
, Ministère des outre-mer
Universités enseignement supérieurperspectivesuniversité Paris-Saclay
Avec
Najat Vallaud-Belkacem
, Ministère de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche30 nov. 2016

AVENIR DE L'UNIVERSITÉ PARIS-SACLAY


Mme la présidente. La parole est à M. Carlos Da Silva, pour exposer sa question, n°  1546, relative à l'avenir de l'université Paris-Saclay.

M. Carlos Da Silva. Monsieur le secrétaire d'État en charge de l'enseignement supérieur et de la recherche, permettez-moi de relayer auprès de vous les inquiétudes exprimées par nos concitoyens au sujet de l'université Paris-Saclay, que vous connaissez bien. Le 29 avril dernier, le projet n'a pas convaincu le jury Initiatives d'excellence – IDEX –, qui lui a donné dix-huit mois supplémentaires pour prouver la volonté d'engagement des établissements dans cette nouvelle université.

Il faut rappeler que Paris-Saclay est née de l'idée ambitieuse de faire converger universités, grandes écoles et pôles de recherche au sein d'une même communauté universitaire, de prétendre à un rayonnement scientifique international, de former des chercheurs de haut niveau, de contribuer à la démocratisation d'un enseignement supérieur de grande qualité. L'audace de ce projet fait honneur à la France. C'est aussi une chance pour l'Essonne que d'accueillir en grande partie sur son territoire un pôle majeur du sud francilien, allant de Versailles-Saint-Quentin à Évry.

Beaucoup a déjà été fait. Sur le terrain, les enseignants, les chercheurs, les personnels administratifs se sont tous mobilisés pour aboutir à des rapprochements concrets entre les établissements. Les écoles doctorales ont fusionné, comme 80% des mastères.

Actuellement, les premières cérémonies de remise de diplômes se préparent. Des étudiants vont recevoir pour la première fois des diplômes certifiés de l'université Paris-Saclay.

Dans le même temps, de nombreux obstacles subsistent. La prestigieuse école militaire Polytechnique se désolidarise progressivement. L'université Paris-Sud s'interroge également sur la place qu'elle va occuper dans cet ensemble universitaire. La vérité, c'est que Paris-Saclay souffre des divergences entre les grandes écoles et les universités mais il serait regrettable d'ouvrir à nouveau une brèche entre universités et grandes écoles, entre les grandes universités comme Paris-Sud et celles dites de proximité, de grande couronne comme celle d'Évry, alors que la convergence des deux est au cœur même du projet Paris-Saclay. Le retour à un système à deux vitesses, encouragé par les projets de la droite, serait un très mauvais signal.

Alors que certains menacent de faire marche arrière sans penser aux étudiants, dont le diplôme risque d'être dévalorisé, les blocages s'intensifient au niveau des responsables institutionnels.

Les entreprises du territoire sont inquiètes. Elles arrivent progressivement sur le plateau de Saclay mais sans les financements de l'IDEX le projet ne pourra pas aboutir. Entre ceux qui n'y ont jamais cru, ceux qui n'y croient plus et ceux qui essayent de construire un avenir à Saclay, il y a un besoin urgent de retrouver une ligne cohérente portée par le Gouvernement. Au vu de l'importance de ce projet et de ces enjeux, l'échec n'est pas permis.

Ma question est donc la suivante : quelle ligne compte adopter le Gouvernement face à ce qu'on peut qualifier d'enlisement des négociations avec les établissements et, de manière générale, du projet Paris-Saclay ?

Mme la présidente. La parole est à M. le secrétaire d'État chargé de l'enseignement supérieur et de la recherche.

M. Thierry Mandon, secrétaire d'État chargé de l'enseignement supérieur et de la recherche. Monsieur le député, l'avenir de l'université Paris-Saclay vous préoccupe comme élu essonnien, comme élu francilien et comme élu de la nation. Je comprends parfaitement et partage votre préoccupation. Permettez-moi de vous apporter quelques éléments très concrets, très précis et d'actualité sur la méthode que le Gouvernement compte suivre pour permettre à l'université Paris-Saclay d'obtenir dans dix-huit mois de manière définitive le fameux statut d'IDEX.

Il y a donc dix-huit mois pour présenter des mesures qui doivent tendre à l'amélioration et l'approfondissement de sa gouvernance. C'est à l'issue de cette période qu'une décision définitive sera prise. Cela nous amène à la fin de l'année 2017.

Beaucoup a d'ores et déjà été fait pour arriver à l'excellence recherchée : 80 % des mastères en commun et l'ensemble des doctorats, ce qui démontre une volonté commune d'accéder à un niveau global d'enseignement de très haute qualité. Cette volonté est insuffisante : si elle avait été suffisante, le statut d'IDEX aurait été attribué à titre définitif. Il faut donc aller plus loin.

Aux dix-huit membres actuels de la communauté d'universités et d'établissements – ComUE – vont venir s'ajouter de nouveaux arrivants : l'ENS Cachan, CentraleSupélec s'installent sur place. De lourds investissements sont engagés pour réussir au mieux l'implantation physique de ces nouveaux membres qui participent déjà au projet.

Il y a donc une heure de vérité pour le projet Paris-Saclay. Il appartient d'abord aux acteurs de dire les choses clairement. C'est à eux qu'il revient de définir les modalités, le périmètre peut-être, le calendrier, les éventuels acteurs moteurs de l'approfondissement de leur projet et de leur coopération. Tout cela doit désormais s'accélérer pour être cohérent avec les échéances et avec les exigences de l'IDEX car ce label est essentiel à la dynamique du plateau de Saclay.

Le Gouvernement, Premier ministre en tête, apporte depuis plusieurs semaines un soutien actif à cet effort de pédagogie qui doit permettre d'approfondir les coopérations. Nous avons des raisons d'être optimistes. Nous pensons que des solutions se font jour qui feront entrer ce magnifique pôle de recherche dans l'excellence internationale, là encore au bénéfice d'une coopération beaucoup plus étroite de formes d'intégration sur un certain nombre d'éléments que les acteurs ont bien conscience désormais qu'il faut engager.

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