Marc Le FurCette crise s'aggrave et les choses vont extrêmement vite. Cette crise se traduit par des drames individuels, familiaux, et par l'effondrement d'un certain nombre de filières agricoles. Ce sont aussi des territoires qui se sentent aujourd'hui menacés : cela vaut pour bien des territoires de France, et cela revêt une acuité toute particulière en Bretagne.
C'est pour cela que les élus bretons, toutes sensibilités rassemblées, ont décidé de se retrouver en masse samedi prochain, à quinze heures, à Loudéac, au cœur de la Bretagne. Ce rassemblement associera toutes les tendances syndicales : non seulement la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles – FNSEA – et le Conseil national des jeunes agriculteurs – CNJA –, mais aussi la Coordination rurale et la Confédération paysanne.
Monsieur le Premier ministre, il faut que vous entendiez cet appel de Loudéac, cet appel qui vous demande de décréter l'état d'urgence agricole.
Pour nos territoires, il n'y a pas de plan B ! Si l'agriculture et l'agroalimentaire s'effondrent, il n'y a pas de solution de remplacement immédiate.
Aujourd'hui, l'Europe ne bouge pas. La parole de la France n'est plus entendue : on a pu le constater hier. Mais, monsieur le Premier ministre, il y a des choses qui ne dépendent que de nous. La baisse des impôts, condition de la compétitivité, ne dépend que de nous. La baisse des charges, condition de la compétitivité, ne dépend que de nous. L'allégement des contraintes administratives, condition de la compétitivité, ne dépend que de nous.
Monsieur le Premier ministre, c'est pour cela que ceux qui se réuniront en masse, samedi, à Loudéac, vous demanderont très solennellement un rendez-vous pour que nous puissions traiter avec vous des sujets qui relèvent de votre compétence.