Laure de La RaudièreMonsieur le président, mes chers collègues, je souhaite à mon tour saluer la mémoire de notre collègue Sophie Dessus.
C'était une femme de conviction, engagée, toujours positive, très gaie, appréciée sur tous ces bancs. C'était une belle figure de femme députée.
Au nom du groupe Les Républicains, je présente nos sincères condoléances à sa famille et à ses proches.
Monsieur le Premier ministre, les Français fulminent devant le cynisme politique de votre gouvernement, qui sacrifie les réformes nécessaires à la France sur l'autel du parti socialiste, de votre parti.
Chaque jour ils font connaître leur écœurement. Ils vous reprochent, non pas de ne rien faire, mais de tout faire pour que rien ne change.
Vous agissez comme un premier secrétaire adjoint du parti socialiste. Votre dérobade sur le projet de loi El Khomri montre combien vous courbez l'échine devant Mme Aubry et devant des syndicats qui, trop souvent, ne représentent qu'eux-mêmes.
Pendant ce temps, les entreprises et les Français restent sidérés de l'énergie que vous mettez à leur mentir.
Vous ne cessez d'évoquer les 40 milliards d'euros de baisses de charges et d'effort fiscaux au bénéfice des entreprises, mais jamais vous n'osez dire que les prélèvements pesant sur ces mêmes entreprises n'ont toujours pas retrouvé leur niveau de 2012 !