Clotilde Valter, secrétaire d'État chargée de la formation professionnelle et de l'apprentissage. Mesdames, messieurs les députés, je ne m'attendais pas à un accueil aussi enthousiaste et je vous en remercie chaleureusement. C'est avec grand plaisir que je répondrai à cette question. J'espère toutefois que vous êtes plus intéressés par le fond et par la réponse que je vais apporter à votre question que par le fait de manifester votre enthousiasme.
Madame la députée, je voudrais vous faire reconnaître que le ton que vous avez employé pour poser cette question est pour le moins excessif et que vous ne croyez pas une seconde à ce que vous avez dit. Alors que les députés vont être bientôt réunis en commission et qu'ils ont déjà travaillé sur ce texte, nous expliquer que le texte qui vous est présenté par le Gouvernement et qui a été adopté en Conseil des ministres n'a rien à voir avec celui qui a été discuté avec les organisations syndicales et patronales , c'est franchement se moquer du monde. Cela ne correspond pas à la réalité. Il y a toujours dans ce texte, quoi que vous en disiez, des logiques et des objectifs que le Gouvernement recherche
Tout d'abord, le dialogue social, qui doit être au cœur des relations du travail, comme je l'ai dit tout à l'heure. C'est un objectif qui est maintenu. Ensuite, la protection et le renforcement des sécurités accordées aux salariés au moyen du compte personnel d'activité – CPA –, qui doit leur permettre de rebondir, sont également un point fort de ce texte.
Je pense vous avoir ainsi convaincus. Nous reviendrons en commission sur ce sujet et j'espère que vous aurez alors mieux lu le texte qui vous est présenté par le Gouvernement.