Stéphane Le Foll, ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement. Je ne savais pas que vous feriez autant de publicité à ce petit slogan !
Je ne sais pas exactement comment vous abordez le sujet, madame la députée. Si vous pensez que les prix sont décidés par un gouvernement sur un marché, nous pouvons sûrement avoir, ensemble, une discussion approfondie sur ce point. Mais je crains que, dans cette assemblée, en particulier du côté droit de l'hémicycle, les choses n'aient été tranchées depuis bien longtemps. La loi de modernisation de l'économie avait en effet tranché encore plus favorablement que précédemment en faveur de ceux qui négocient les prix entre la grande distribution et les industriels.
Vous évoquez la question européenne et la mondialisation. Savez-vous combien de litres de lait sont produits en France ? Il y en a 24 à 25 milliards, dont plus de 8 milliards sont exportés. Si vous considérez que, pour régler les problèmes de l'agriculture, il suffirait de sortir de l'Europe et de fermer les frontières, allez le dire aux agriculteurs que vous rencontrez. Que faisons-nous alors des 8 milliards de litres que nous exportons ? Et je ne parle même pas du vin !
C'est un sujet, madame la députée. Vous ne pouvez pas me faire de tels reproches alors que vous n'avez qu'une mauvaise réponse à apporter.
Selon vous, enfin, le Gouvernement n'est pas aux côtés des agriculteurs. Il y a eu un plan de soutien de 700 millions d'euros. Jamais il n'y aura eu autant d'aide, et aussi rapidement, avec des allégements de charges et une baisse des cotisations de sécurité sociale agricole. Nous avons été capables de faire baisser les charges des agriculteurs de plus de 750 millions d'euros. C'est une action qui portera ses fruits.