Emmanuel Macron, ministre de l'économie, de l'industrie et du numérique. Je vous confirme, monsieur le député, que le groupe LafargeHolcim a décidé une restructuration qui concerne deux sites français, l'un au Havre et l'autre à La Couronne, en Charente. Deux cents emplois sont en jeu. Nous sommes très vigilants. J'ai reçu l'intersyndicale. Nous avons eu plusieurs échanges avec l'entreprise. Ces restructurations, après une telle fusion et compte tenu des sommes en jeu, présentent un caractère choquant aux yeux de nombreux salariés. Elles sont certes liées à des surcapacités dans le secteur du ciment, mais seront suivies avec beaucoup de vigilance.
Nous avons donc demandé qu'on laisse du temps aux différentes instances sociales afin d'assurer un parfait accompagnement des salariés et la mise en œuvre de toutes les mesures de revitalisation qui s'imposent sur les deux sites. En aucun cas des fermetures de site n'auront lieu car plusieurs activités y seront maintenues.
Plus largement, vous posez la question de notre ambition industrielle. Elle ne passe pas partout par le maintien des emplois, mais par le développement d'activités nouvelles et d'un mouvement de renouvellement industriel. Notre action pour la réindustrialisation du pays se traduit d'abord par la politique de compétitivité : le CICE, le pacte de responsabilité, le déploiement de ces allégements et de cet accompagnement pour reconstituer la marge des entreprises sans laquelle l'investissement n'est pas possible.