Philippe CochetMonsieur le Premier ministre, où est l'autorité de l'État ? Alors que l'état d'urgence a été décrété, tous les jours des attaques en règle sont perpétrées contre les forces de l'ordre. Les policiers font face à des voyous armés de barres de fer, de harpons, d'acide et d'engins incendiaires, qui peuvent blesser, voire tuer, ces femmes et ces hommes défenseurs de la République. Stop à la haine anti-flic !
Où est l'autorité de l'État quand, face à des voyous, on vous entend donner des leçons, avec des déclarations magistrales non suivies d'effet ? Techniquement, l'État a la capacité de donner des ordres pour mettre ces voyous hors d'état de nuire.
Où est l'autorité de l'État quand, chaque nuit, on voit dans certaines villes des regroupements ressemblant davantage à une cour des miracles qu'à une agora républicaine ? Les riverains n'en peuvent plus. Les touristes du monde entier sont atterrés et diffusent des images désastreuses de notre pays.
Où est l'autorité de l'État quand, dans certains quartiers de notre pays, les règles d'une communauté se substituent aux règles de la République française ?
Où est l'autorité de l'État quand, au sein même de votre propre gouvernement, des ministres s'affranchissent de la politique qu'ils mettent en œuvre sous votre prétendue autorité ?
Vous incarnez l'inefficacité politique. Celle-ci rejaillit sur chacun d'entre nous et sur l'ensemble des élus. Votre voix ne porte pas, vous n'avez plus aucune autorité. Le verbe ne peut se substituer à l'action. Alors, monsieur le Premier ministre, ressaisissez-vous pour la dernière année qui vous reste !