🇫🇷 Tous concernés, tous acteurs !
📛Choix du Pseudo 📧Vérification du Mail
Code :
🔑Choix du Mot de passe
🏛️Pourquoi nous rejoindre ?
  • ⚡ C'est rapide, et gratuit !
  • 🔔 Recevez des notifications sur les thèmes qui vous intéressent
  • 💬 Partagez vos idées et avis sur le travail législatif en cours
🇫🇷 Tous concernés, tous acteurs !
📛Pseudo
🔑Mot de passe

😱Pseudo oublié
ℹ️Saisir l'adresse mail liée au pseudo oublié :
😱Mot de Passe oublié
ℹ️Saisir l'adresse mail liée au Mot de Passe oublié :
🔎Chercher
ℹ️Conseil : Quelques mots-clés suffisent 😉
🧭Gouvernement Valls 2



















💬fonctionnement
18 mai 2016
Jacques Lamblin
collectivités territorialesdifficultésperspectives
le président

La parole est à M. Jacques Lamblin, pour le groupe Les Républicains.
Jacques Lamblin

Monsieur le Premier ministre, depuis quatre ans, cette majorité a pris un certain nombre de funestes décisions.
Bernard Accoyer

C'est vrai !
Jacques Lamblin

Par exemple, sourd aux conseils de bon sens, vous avez décidé de chasser les maires de l'Assemblée nationale. En effet, en 2017, dans moins de 400 jours, ne pourront pas être candidats aux législatives ceux qui sont déchus de leurs droits civiques, c'est-à-dire les assassins, les violeurs, les escrocs… et les 36 000 maires de France !

Autre exemple : là aussi, sourds aux mises en garde, le Président de la République et le Gouvernement ont diminué les dotations dues par l'État aux communes dans des proportions extravagantes. Le résultat ne s'est pas fait attendre : mis au pied du mur, les maires n'ont pas eu le choix et les investissements de leur commune, pourtant indispensables, ont régressé, mettant en difficulté toutes les entreprises de travaux publics.
Marie-Louise Fort

Eh oui !
Jacques Lamblin

Dans quelques jours, le Président de la République va se rendre au Salon des maires. D'ici là pouvez-vous, monsieur le Premier ministre, lui dire que, lui président, doit absolument annoncer aux maires qu'il recule et qu'il renonce à ponctionner, une fois encore, les finances communales ? Il a fait fausse route, soit, mais il est encore temps pour lui de faire amende honorable.

Chacun ici connaît le célèbre précepte latin : Peccare idem bis, haud viri sapientis est. Ce n'est pas celui que vous attendiez, semble-t-il, je vous le traduis : « Commettre deux fois la même faute n'est pas le fait d'un homme sage. » Dites-le bien à Mme la ministre de l'éducation nationale : le latin, cela peut servir !
le président

La parole est à M. le Premier ministre.
Manuel Valls,
Premier ministre.
Monsieur le député, nous avons apprécié la modération de vos mots.
Christian Jacob

Ce n'est pas le sujet !
Manuel Valls,
Premier ministre.
Mais si, monsieur Jacob, et je réponds toujours aux députés de votre groupe avec immensément de plaisir. Ma réponse sera courte.

Premièrement, mettez-vous d'abord d'accord avec les candidats aux primaires de votre formation politique concernant les collectivités territoriales et expliquez au Congrès des maires comment vous ferez si les vôtres arrivent au pouvoir – au passage, soyez respectueux du choix du peuple français, d'autant plus que tous les pronostics, un an avant une élection présidentielle, ont fait fausse route, et que c'est respecter le peuple français que d'attendre son choix avant de tirer des plans sur la comète. Vous allez devoir expliquer, lors du Congrès des maires, la cohérence entre la question qui vient d'être posée et l'objectif de faire 100 milliards d'économies alors que nous savons que celles-ci vont concerner l'éducation nationale, la police, la gendarmerie, l'hôpital et les collectivités territoriales. Comme ces dernières pourront-elles fonctionner alors que des candidats de votre formation politique expliquent qu'il faut des dizaines de milliers de postes de fonctionnaires en moins, notamment dans la fonction publique territoriale, et que vous proposez vous-mêmes 10 milliards à 15 milliards supplémentaires de ponction sur les collectivités territoriales ? Puisque vous voulez de l'éthique, de la responsabilité et de la vérité face aux Français, mettez-vous d'accord d'abord avec vos candidats avant de critiquer le Gouvernement sur cette question.

Deuxièmement : oui, nous assumons, et c'était un engagement pris devant les Français, d'avoir fait voter le non-cumul des mandats. C'était une décision attendue par nos concitoyens. L'un de vos candidats ment aux Français quand il explique qu'il va revenir sur cette réforme qui interdira, à partir de 2017, le cumul entre un mandat d'exécutif local et un mandat parlementaire. C'est une réforme importante. Il ne sert à rien de la combattre, c'est rétrograde car la modernité va aujourd'hui dans ce sens.
🚀