Alain Vidalies, secrétaire d'État. Il y avait à l'époque à peu près deux fois plus de stations en difficulté : pratiquement 5 000, soit 40 %, contre 20 % aujourd'hui. Et je n'aurai pas la cruauté de rappeler la teneur des questions d'actualité et des réponses à cette époque.
Là où vous avez raison, c'est quand vous demandez au Gouvernement comment il répond à cette situation. Il y avait deux problèmes.
Le premier concernait le mouvement des chauffeurs routiers. J'ai adressé une lettre. Vous pouvez constater que ce mouvement, qui est à l'origine des difficultés, est aujourd'hui apaisé, parce que le Gouvernement a maintenu le dialogue.
La deuxième question concerne la liberté d'accès au stock. Aujourd'hui, le Gouvernement s'est engagé à libérer l'ensemble des dépôts. Je partage votre appréciation : nous devons avoir la possibilité de desservir les stations. Tous les dépôts qui sont occupés, notamment par d'autres personnes que les grévistes, sont libérés. Cela a été le cas hier et ce matin. Ce sera encore le cas cet après-midi. Donc l'ensemble des camions disponibles fonctionne.
Je veux le dire simplement à tous ceux qui nous écoutent : on parle de pénurie, mais la vérité – c'était déjà un peu le cas en 2010 – c'est que, ces trois derniers jours, nous avons aussi – c'est sans doute normal – battu tous les records de consommation. L'augmentation atteint 500 % dans certains secteurs, en raison des approvisionnements de précaution. C'est ce que nous disent les pétroliers que nous avons réunis ce matin.
Je pense que la situation est aujourd'hui stabilisée. Le Gouvernement tient bon sur ces deux objectifs : liberté d'accès aux dépôts et desserte de l'ensemble des stations-service.