Luce PaneMadame la ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche, l'éducation nationale est un axe majeur de ce quinquennat. Tous les élèves ne partent pas avec les mêmes chances dans la vie : les professeurs sont là pour leur ouvrir les portes. C'est au travers de l'école que les jeunes peuvent construire leur avenir. C'est pourquoi nous avons fait de l'école notre priorité. Nous avons rétabli la formation des enseignants. Depuis 2012, nous avons créé 60 000 postes. Nous avons développé l'accompagnement individuel des élèves en difficulté. Depuis la rentrée 2015, les écoles et les collèges en zone d'éducation prioritaire bénéficient de moyens supplémentaires ; citons, parmi les nombreuses mesures décidées, les assistants de prévention et de sécurité et les temps de formation majorés pour les enseignants. Pour la seule rentrée 2016, cela représente, dans ma circonscription, l'ouverture de vingt et une classes.
Madame la ministre, en dix ans, la droite avait supprimé 80 000 postes , alors que le nombre d'élèves augmentait. Beaucoup de classes avaient dû fermer, non pas faute d'élèves, mais faute d'enseignants, notamment en milieu rural. Mais nous ne devons pas regarder seulement le passé. Le programme actuel de la droite prévoit la suppression de 300 000 postes de fonctionnaires. Mais les fonctionnaires, ce sont nos policiers, ce sont nos pompiers, ce sont nos enseignants ! Cela signifie que la droite supprimerait environ 150 000 postes dans l'éducation nationale. Concrètement, au-delà des classes qui fermeraient, ce serait la fin de l'accueil à l'école à trois ans, ce serait la fin de l'accompagnement individuel des élèves, ce serait la fin des remplacements des enseignants en cas de maladie. Cela aboutirait à envoyer des étudiants non formés, sans accompagnement, au-devant de classes surchargées. Ce n'est pas ce que nous voulons pour nos enfants, ce n'est pas ce que nous voulons pour leur avenir, ce n'est pas ce que nous voulons pour l'avenir de notre société.
Madame la ministre, pouvez-vous nous dire quel bilan on peut dresser de notre action et pourquoi il est essentiel de la poursuivre ?