Matthias Fekl, secrétaire d'État chargé du commerce extérieur, de la promotion du tourisme et des Français de l'étranger. Monsieur le député, nous entendons parfaitement les inquiétudes qui s'expriment dans nos campagnes. Je suis moi-même élu d'un département, le Lot-et-Garonne, qui compte plus de soixante-dix productions agricoles différentes, et nous savons les difficultés que rencontrent les agriculteurs.
Mais nous savons aussi que notre agriculture, dans bien des domaines, est exportatrice et a besoin d'une politique commerciale lui permettant de conquérir de nouveaux marchés. Nombre de filières nous demandent d'ailleurs d'obtenir l'ouverture de certains marchés, à condition bien sûr que les accords soient bien négociés. La « diplomatie des terroirs » que nous menons dans le cadre de la diplomatie économique est précisément destinée à ce que l'agriculture et l'agroalimentaire – il s'agit, n'en déplaise à certains, du deuxième excédent commercial français – continuent à exister dans le monde et à travailler.
Ainsi, lorsque les accords sont mauvais, nous les dénonçons, mais nous ne sommes pas favorables à la position selon laquelle la France dirait non à tout sans examiner le fond. Lorsque les accords sont mauvais, nous disons non, mais lorsqu'ils sont globalement positifs, nous disons oui.