Bernard Cazeneuve, ministre. Vous vous exprimez en donnant des leçons aujourd'hui, alors que vous avez diminué de 15 % les crédits de fonctionnement de la police et de la gendarmerie, et qu'il y a aujourd'hui des commissariats qui ne sont pas rénovés, des véhicules en état d'obsolescence, que précisément nous sommes en train de rénover et de remplacer sous l'autorité du Premier ministre.
Vous parlez de l'autorité de l'État dans les quartiers, mais imaginez-vous, monsieur le député, que les policiers de France et les gendarmes ignorent que vous avez supprimé en cinq ans quinze unités de forces mobiles qui nous manquent cruellement, partout en France, pour assurer le maintien de l'ordre ?
Parce qu'il y a un exercice qui s'appelle la primaire, vous êtes en train de verser des larmes de crocodile sur le sort de ceux que vous n'avez cessé d'affaiblir par les décisions budgétaires et politiques que vous avez prises.
Alors je vous le dis, monsieur le député, les policiers, je les rencontre tous les jours et ce depuis des années.