Rémi DelatteMonsieur le Premier ministre, à Dijon, ce week-end, nos forces de l'ordre et de lutte contre les incendies, auxquelles je redis toute notre solidarité ,ont été l'objet d'un guet-apens au cocktail Molotov. Dans le même temps, un surveillant pénitentiaire de la maison d'arrêt de Dijon était pris en otage par un détenu incarcéré pour radicalisation.
Ces attaques, hélas ! ne sont pas isolées : Mantes-la-Jolie, La Seyne-sur-Mer, Lorient, ou encore Massy. La mise en danger et les agressions de nos forces de sécurité, de ces femmes et ces hommes de devoir, dans le contexte de menace que nous connaissons, appelle à instaurer la réponse ferme de l'impunité zéro face à ces criminels.
Au-delà des mesures bienvenues mais tardives que vous avez pu annoncer, il devient impératif de garantir la sécurité des Français et de ceux qui se sont engagés pour les protéger, en leur apportant un soutien sans faille et des moyens d'agir.
Monsieur le Premier ministre, les propositions sont sur la table : c'est le rétablissement des peines planchers ; c'est la révision de la légitime défense ; c'est le renforcement des moyens matériels ; c'est l'affranchissement de tâches administratives qui détournent les agents du terrain.
Oh, je ne suis pas en train de dire que tout est facile, monsieur le Premier ministre, mais il y a urgence ! Et il faut du courage. Au-delà des discours qui souvent renforcent la colère et l'exaspération, les forces de l'ordre et nos compatriotes vous conjurent de restaurer l'autorité de l'État dans tous les territoires de la République.