Laurent FurstMonsieur le Premier ministre, parce que je suis député et maire, je prépare actuellement le budget de ma commune. Je dois vous dire qu'après quatre ans consécutifs de baisse des dotations et de multiplication permanente des contraintes – des nouveaux rythmes scolaires hier jusqu'aux cartes d'identité demain –, c'est un véritable « Waterloo budgétaire » que vous imposez aux maires de France.
L'autre jour, le maire d'un village de ma circonscription m'a dit : « Tous ces efforts, je les accepterais si au moins cela servait à quelque chose, si cela faisait baisser la dette. » C'est alors, monsieur le Premier ministre, que j'ai lu un article de presse puis consulté le projet de loi de finances pour 2017, qui rappelle un certain nombre de choses.
Votre gouvernement, composé de manière très politicienne pour atomiser les Verts, compte trente-huit ministres, un record depuis dix ans. Cela suppose des agents de sécurité, des chauffeurs, ainsi que, pour chacun d'entre eux, un cabinet ministériel, donc des millions d'euros.