Arnaud LeroyMadame la ministre de l'environnement, de l'énergie et de la mer, chargée des relations internationales sur le climat, l'année 2016 aura été marquée par l'engagement de la France à faire aboutir l'accord de Paris, arraché en décembre dernier lors de la COP21. Ce fut un succès, cet accord étant entré en vigueur le 4 novembre dernier. C'est ici, pour moi, l'occasion de saluer votre bilan en tant que présidente de la COP qui a pris fin avec la COP22 organisée à Marrakech, et de saluer aussi ceux de vos services qui, je pense, ont été à l'honneur. Nous avons donné une belle image de notre pays, une image progressiste, bien éloignée du « déclinisme » et de certains « bashings » que l'on nous rabâche à longueur d'antenne…
La COP22 s'est terminée samedi dernier à Marrakech, avec à la clé beaucoup d'engagements et de suivi. Nous y étions présents, avec la présidente Danielle Auroi et quelques députés de tous bords, même s'il est inquiétant de constater, je veux le souligner, l'absence de débat sur le climat dans une certaine primaire. Certes, celle-ci n'est pas terminée, et j'espère que l'on dédiera au moins quelques secondes à cette question vitale pour l'avenir de la planète, de l'humanité et de nos enfants, afin d'avancer sur le sujet, au-delà de nos différences partisanes.
Oui, les climato-sceptiques sont de retour, et pas nécessairement de l'autre côté de l'Atlantique. Pourriez-vous nous éclairer, madame la ministre, sur les engagements qui ont été pris, sur l'accélération du calendrier, notamment à Marrakech, et sur la place des fonds d'adaptation ? Comme vous le savez, une grande partie de la réussite des négociations sur le climat repose sur la question du financement.
Quid de la place de l'océan ? La France s'est battue, et je vous en remercie, pour que celui-ci soit un point clé des négociations. Pourriez-vous nous éclairer sur les challenges qui restent à relever ?