Clotilde Valter,
Secrétariat d’Etat, auprès du ministère du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social, chargé de la formation professionnelle et de l’apprentissage •
12 juil. 2016L'entretien de seconde partie de carrière, instauré par la loi du 29 novembre 2009 était limité dans sa portée. En effet, il n'était ouvert qu'au bénéfice des salariés âgés de plus de 45 ans des entreprises d'au moins 50 salariés. Au regard des enjeux relatifs à la formation professionnelle, portés notamment par la loi du 5 mars 2014 relative à la formation professionnelle, à l'emploi et à la démocratie sociale, cet entretien a été supprimé et remplacé par un entretien professionnel qui bénéficiera à chacun des salariés et qui devra être effectué tous les deux ans. Il permettra de faire le point sur les perspectives d'évolution professionnelle du salarié, notamment en termes de qualifications et d'emploi. De plus, pour s'assurer de l'employabilité des salariés, la loi du 5 mars 2014 a prévu la réalisation, tous les 6 ans, d'un bilan qui sera l'occasion de vérifier que le salarié a bénéficié, au cours de ces six dernières années, d'au moins deux des trois mesures suivantes : le suivi d'au moins une action de formation, l'acquisition d'éléments de certification, une progression salariale ou professionnelle. Dans les entreprises d'au moins cinquante salariés, lorsqu'il sera établi que le salarié n'a pas bénéficié de ces dispositions, son compte personnel de formation sera abondé et cet abondement lui permettra ainsi de suivre des actions de formation contribuant à la sécurisation de son parcours professionnel.